DJIDJELLI

Jean-Claude SEGUIN

Djidjelli est une ville d'Algérie.

1896

1897

1898

1899

1900

1901

Le Cinématographe de M. Lasserre (Café Frendo, <24-24 mars 1901)

M. Lasserre présente un cinématographe au Café Frendo en mars 1901 :

Le cinématographe.-Djidjelli possède depuis quelques jours dans ses murs une merveille de la science: un cinématographe perfectionné.
L'appareil est présenté au Café Frendo par M. Lasserre. Il donne, avec l'illusion de la réalité la plus étonnante, la reproduction des scènes animées et en couleurs. C'est le dernier mot du merveilleux.
Nous engageons nos concitoyens qui n'ont pas encore vu le cinématographe, de ne point manquer de se rendre à la représentation de ce soir, la dernière. Ils se retireront charmés par un spectacle où pendant des heures ils verront défiler sous leurs yeux les scènes les plus extraordinaires.
Prix d'entrée: Premières, 0 fr. 75; secondes, 0 fr. 40.


L'Impartial, Djidjelli, 24 mars 1901, p. 3.

1902

1903

1904

1905

Le Cinématographe Géant (Chez Bachelet, <4-4 juin 1905)

Le Cinématographe Géant organise des séances de projections de vues animées en juin 1905 :

Cinématographe Géant.-Ce soir, chez Bachelet, deuxième séance du Cinématographe Géant qui a remporté dans toute l'Algérie un succès sensationnel.
Le spectacle du Cinématographe Géant, avec appareil lumière perfectionné, par projection électrique, est une véritable merveille d'originalité.
Absolument moral, il est recommandé tout particulièrement à la bonne société de notre ville qui aura une occasion exceptionnelle de bien rire et même de s'instruire.
Ce soir, tout Djidjelli voudra voir ces expériences si appréciées partout.
Le prix d'entrée est fixé à 60 centimes par personne, demi place pour les enfants.


L'Impartial, Djidjelli, 4 juin 1905, p. 3.

1906

Le Royal Cinématographe de M. Caravano (Café Bachelet, >18 novembre-> 2 décembre 1906)

Antoine Caravano, photographe à Bougie, organise ses séances cinématographiques à Djidjelli en novembre-décembre 1906. La presse annonce son arrivée prochaine :

Royal-Cinématographe.
Cette semaine nous aurons l'agrément de pouvoir assister à un spectacle fort rare à Djidjelli et réellement merveilleux.
Grâce à l'amabilité de MM. Cézard et Sillard, qui ont bien voulu mettre à sa disposition les moyens de lumière électrique dont ils disposent, le Royal-Cinématographe que quelques djidjelliens ont pu voir fonctionner à Bougie viendra donner quelques séances à Djidjelli.
La grande salle du Café Bachelet, préparée et ornée en conséquence, servira à ces représentations sensationnelles où nous pourrons voir défiler sous nos yeux, outre les scènes les plus récentes de nos jours, des vues et des scènes djidjelliennes dont les spectateurs ne pourront moins faire que d'apprécier le charme, le bon goût ou la gaité.
Nous sommes heureux de cette bonne aubaine et nous ne pouvons qu'engager nos lecteurs à assister en foule aux quelques séances dont ils jouiront à tous les points de vue, et nous profitons de l'occasion pour féliciter MM. Cézard et Sillard de l'amabilité dont ils font preuve en faveur des djidjelliens.


L'Impartial, Djidjelli, 18 novembre 1906, p. 3.

L'inauguration a lieu peu après et pour ses séances, Antoine Caravano combine les projections animées et les auditions :

Royal - Cinématographe.
Nous avons assisté hier à une soirée réellement intéressante et agréable à tous les points de vue.
La direction du Royal-Cinématographe nous a donné un spectacle merveilleusement varié et séduisant. Grâce à la lumière électrique admirablement adaptée et aux projections lumineuses, les scènes les plus pittoresques, d'une gaieté et d'un charme prodigieux, se sont déroulés sous nos yeux émerveillés. C'est la vie prise sur le fait, et la nature reproduite sous ses plus beaux aspects ; c'est aussi l'originalité imprévue et de bon goût.
L'agrément et l'effet sont en outre, à certains moments, multipliés par l'animation du chant ou de la parole reproduits par le phonographe.
Nous ne saurions mieux faire que d'engager tous nos concitoyens à profiter des deux ou trois séances que nous donnera la direction en son court séjour à Djidjelli. Ils y trouveront plaisir et agréables souvenirs.
Ce soir, programme entièrement nouveau.
Prix d'entrée. — Premières : 1 fr. ; secondes : 0 fr. 60..Les enfants paieront demi place.


L'Impartial, Djidjelli, 25 novembre 1906, p. 3.

On reconnaît, dans les films du répertoire, des vues Pathé:

Soirées et fêtes. — Nous avons eu celte semaine de belles soirées, grâce à M. Caravano, le directeur-propriétaire du Royal-Cinématographe, secondé merveilleusement par l'entreprise des travaux du port.
La très nombreuse assistance qui, pendant quatre représentations, s'est pressée dans la salle Bachelet, a joui de sensations artistiques el féeriques qui ne sont pas d'accoutumance dans notre bled. La multitude de vues, de tableaux, de faits épisodiques ou de la vie journalière ou de haute fantaisie, les scènes merveilleuses des Fleurs animées, de la Poule aux oeufs d'or, du Rêve à la lune et tutti quanti, ont tour à tour égayé et charmé les spectateurs.
S'il eût pu prolonger son séjour, nul doute que M. Caravano n'eût encore fait salle comble pendant plusieurs jours.
Tous nos concitoyens ont eu en outre la bonne fortune d'être mis à même de constater les agréments et les ressources qu'offre seule la lumière électrique.
Hier soir encore, le personnel des ouvriers mécaniciens de l'entreprise du port, qui fêtait la Saint-Eloi, après un banquet, joyeux et fraternel, a offert aux djidjelliens un bal splendide dans la même salle Bachelet, artistiquement, décorée et illuminée par une multitude d'ampoules électriques.
C'est un réel succès pour les organisateurs en particulier et pour l'entreprise Cézard et Sillard en général. Avec toute la population nous leur adressons nos sincères félicitations. Dimanche dernier également, notre société musicale avait clos la fête de l'harmonie par un banquet où membres du comité et membres actifs ont fraternisé avec un entrain et une gaieté du meilleur aloi.


L'Impartial, Djidjelli, 2 décembre 1906, p. 2.

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