Edmond OGER

(Rennes, 1879-Lille, 1923)

Jean-Claude SEGUIN

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Pierre Oger (Angers, 21/09/1803-Angers, 17/02/1871) épouse Marie Vallée (Angers, 13/08/1810-Angers, 30/10/1859)

  • Pierre Oger (Angers, 30/03/1831-Fontevrault, 11/10/1894)
    • épouse (Rennes, 23/04/1860) Jeanne Perroud (Paris 4e, 25/11/1841-Rennes, 07/06/1869)
    • et Constance, Anne Bailly ([1855]-Nantes, 29/12/1888). Descendance :
      • Albert, Constant Bailly "Oger" (Rennes, 08/04/1874-Nantes, 30/10/1953)
        • épouse (Rennes, 24/06/1896) Célestine, Marie Fournier (Rennes, 20/08/1875-Lorient, 14/06/1907)
        • épouse (Nantes, 16/02/1911-Divorce) Elisa, Jeanne, Marie Alesard (Lorient, 26/08/1878-)
        • épouse (Nantes, 14/09/1929) Mathilde, Marie, Louise Chevalier (Fay de Bretagne, 02/05/1890-)
      • Edmond, Michel, Pierre Bailly "Oger" (Rennes, 22/04/1879-Lille, 25/02/1926)
    • épouse (Rennes, 15/09/1881) Marie, Honorine, Caroline Berthelot (La Baussaine, 25/12/1854-)

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Petit-fils d'un marinier, fils d'un négociant en bois, Edmond Oger est élevé à Rennes dans une maison d'éducation. Les première années de son existence aventureuse nous sont connues grâce à un article publié par  Le Réveil de Cherbourg:

L'histoire d'Ogé est vraiment romanesque.
Elevé à Rennes dans la maison d'éducation du Thabor, il avait à 14 ans, l'insigne honneur, a dit son avocat, d'être le porte-crosse de Mgr el cardinal archevêque de Rennes.
Cette fonction, tout honorifique bien entendu, était la suprême récompense donnée à l'élève le plus distingué de l'institution. Sa mère vint à mourir, son père se remaria, il quitta la pension.
Et c'est alors  que commence la vie errant de ce malheureux.
Il s'engagea comme apprenti dans une maison de parfumerie, où il fait la connaissance d'un client le jeune baron de Dao [sic], un russe authentique.
D'une nature également aventureuse, le baron écoutait les projets du jeune Ogé, qui est un parleur des plus agréable. Et quelque temps après, ayant fait l'acquisition d'un cinématographe, ils promenèrent cet instrument pendant deux années devant les populations ravies, jusqu'au moment où un incendie vint dévorer l'appareil et provoqua la dissolution de l'entreprise.


Le Réveil de Cherbourg, Cherbourg, 17 août 1901, p. 3.

Les deux homme font en effet l'acquisition d'un cinématographe, baptisé The Royal Viogaph qu'ils vont présenter dans de nombreuses villes françaises : Bordeaux (octobre 1898), Angers (décembre 1898), Tours (janvier 1899), Nantes (février 1899), Cognac (avril-mai 1899)... Dans cette dernière ville, un incendie détruit en totalité la baraque où se trouve l'appareil cinématographique :

INCENDIE DU ROYAL VIOGRAPH
Jeudi dernier, pendant qu'à Paris dans les églises parées de tentures noires, l'on célébrait l'anniversaire d'un des plus grands sinistres de l'année 1897, la catastrophe du Bazar de la Charité, Cognac voyait éclater entre ses murs un terrible incendie qui en quelques minutes a réduit en cendres l'une des plus belles attractions de nos foires nationales, le Royal Viograph Américain.
Il était deux heures et demie environ, lorsque la première flamme fut aperçue par M. Pedro Garmendia, le caissier de cet établissement.
Un quart d'heure plus tard, 300 enfants allaient assister à la matinée et la catastrophe du Royal Viograph allait rivaliser avec celle du Bazar de la Charité !
En une seconde le feu fut communiqué aux tentures et à la grande toile goudronnée au-dessus de la chambre noire, et ce superbe établissement devint la proie des flammes.
Avant qu'on ait pu sauver quoi que ce soit de la cabane où se trouvaient les nombreuses pellicules et l'appareil de projections le Royal Viograph ne forma plus qu'un immense brasier.
Pendant ce temps de courageux citoyens au milieu des flammes procédaient au sauvetage de la machine à vapeur et du dynamo qui se trouvaient placés à l'extrémité de l'établissement.
Les pompiers arrivés aussitôt sur le lieu du sinistre ne purent être utiles, le fléau avait accompli son oeuvre dévastatrice avant que tout secours put être organisé.
Voici les pertes exactes :
Tableaux..................................20.000
Une machine à projection.........5.000
Onze objectifs...........................6.000
Tentures....................................1.000
Appareils et matériel divers......8.000
Barraque en planches
(propriété de M. Pradeau,
chapentier à Cognac)...............2.500
TOTAL....................................42.500
Rien n'était assuré.
Les causes de cet incendie sont restées, malgré les enquêtes, jusqu'alors inconnues ; le personnel de l'établissement ne s'explique pas lui-même comment le feu a été communiqué.
POUR LES SINISTRÉS
Nous apprenons que les organisateurs des matchs de dimanche, dans un but tout humanitaire, partageront la recette avec M. de Daue, directeur du Viograph.
Les matchs de dimanche seront donc une fête toute de charité à laquelle les cognaçais voudront certainement participer en y assistant en foule.
UNE SOUSCRIPTION
Voulant nous aussi venir en aide aux sinistrés, nous ouvrons une souscription au profit du personnel du Royal-Viograph que la catastrophe du 4 mai laisse dans le plus complet dénuement.
Les sommes seront reçues dans les bureaux de l'Ère Nouvelle.


L'Ère nouvelle, Cognac, dimanche 7 mai 1899, p. 2.

Appelé sous les drapeaux en 1900, il ne se présente pas comme le signale son matricule militaire. Le désastre économique met un terme à la collaboration entre Constantin Daue et Edmond Oger. Voici la suite du récit :

Nous retrouvons Ogé comme pianiste-concertiste à l'établissement de la Voyante Parisienne, Boulevard Bonne-Nouvelle, à Paris.
Là, pendant que ses doigts habiles extrayaient du clavier d'enveloppantes et mystiques mélodies, une femme Matey - 45 ans - une princesse de Chimay, de bas étage, s'emballait et déclarait au pianiste son amour et sa flamme. Cet adolescent, d'abord estomaqué du coup, prit le temps de la réflexion; et comme la dame tenait un magasin d'optique dans la capitale, et qu'il y avait là le moyen de mener une vie oisive, Ogé ne demanda pas mieux que d'imiter le mélomane Rigo, son collègue.
C'est de là que partent les malheurs du jeune homme, qui était tombé entre les mains d'une misérable femme, dont l'établissement était le rendez-vous d'une société ignoble, l'écume des faubourgs parisiens.
Poursuivi sous une inculpation de vol, Ogé prenait la fuite et nous le retrouvons au moment de son arrestation conférencier-administrateur du Royal Viographe, un établissement forain.


Le Réveil de Cherbourg, Cherbourg, 17 août 1901, p. 3.

C'est donc au début du mois de juillet 1901 que se situe l'épisode qui va le conduire devant les tribunaux et que rapporter le même quotidien :

TRIBUNAL CORRECTIONNEL
L'homme aux louis russes.-Vêtu d'un élégant complet aux jaquette vert, le faux-col irréprochable, aspect plutôt distingué que vient renforcer un aplomb presque cynique, tel est le sieur Ogé, 22 ans, né à Rennes, d'une famille honorable et qui à la suite d'une vie déjà étonnamment troublée et accidentée, vient s'asseoir aujourd'hui sur les bancs de la correctionnelle.
On connaît les faits. Après avoir tenté de passer un louis russe au facteur enregistrant de la gare de Coutances, et réussi à se faire remettre par un libraire de cette ville, la monnaie sur un achat de 2 fr. 15, Ogé arrivait à Cherbourg le 3 juillet.
Et le gaillard ne tardait pas à employer son temps. Au café de l'Amirauté, au café du grand Balcon, che MM. Develay, parfumeur, Schmidt, pâtissier, Mlle Bally, buraliste, il réussissait à écouler de ses pièces, en argent doré, et d'une valeur monétaire de 80 centimes environ.
À la gare, Mme Charbonnel, s'aperçut à temps de l'erreur et courant vers l'indélicat voyageur, arrivait près de lui au moment précis où la police spéciale procédait à son arrestation, sur la plainte du garçon de café de l'Amirauté.
Les faits sont reconnus, et l'inculpé déclare que ces pièces ont été par lui achetées pour la somme de 60 fr. à une personne qu'il avait désignée, et que l'on n'a pu retrouver. M. le Procureur est d'avis que Ogé était son propre fabricant, car il est dans les meilleurs termes avec un individu condamné à la réclusion comme faux monnayer; de plus Ogé est allé dans une banque à Caen, p0our acheter des pièces étrangères en argent qu'on lui a refusées, et enfin il était porteur de pièces non encore maquillées au moment de son arrestation.
Ces constatations semblent donc faire admettre que le prévenu opère lui-même, et c'est alors un dangereux malfaiteur dont la justice va débarrasser la société pour un moment.
[...]
Elle n'est pas banale, cette histoire de vol.
Ogé voyageait avec un camarade nommé Péquignot, qui trouva le moyen de dégager sa valise sans effectuer la remise de son bulletin de bagages.
Après quoi les deux compères se présentèrent pour demander leur colis, qui forcément ne pouvait être retrouvé, et ils déclarèrent qu'il contenait un cinématographe de 4,500 francs. Rien que ça.
L'escroquerie fut flairée, et Péquignot condamné à 6 mois de prison.
Comme Ogé faisait défaut, son ami mit tous les torts sur son compte et le fit condamner à une année. Opposition a été fait par Ogé à ce jugement, et il comparaîtra prochainement devant le tribunal de la Seine.
M. le Procureur réclame une peine sévère contre Ogé, qui chaleureusement défendu par Me Lucas est condamné à 6 mois de prison.


Le Réveil de Cherbourg, Cherbourg, 17 août 1901, p. 3.

Le jugement est rendu par le Tribunal de Cherbourg, en date du 16 août. Voici les termes de sa condamnation :

Oger coupable d'avoir à Coutances et à Cherbourg les 2 et 3 juillet 1901 sciemment émis sur le territoire français à de nombreuses reprises des pièces de monnaie russes en argent, colorées dans le but de leur donner l'apparence de pièces d'or et de tromper aussi sur la nature du métal [...] et le condamne à six mois d'emprisonnement et aux frais liquidés à 13.08 ordonne la restitution à qui de droit des sommes trouvées en la possession de Oger.


Archives de la Manche, fonds du tribunal de grande instance de Cherbourg, 3 U 2/432, jugement correctionnel du 12 août 1901.

oger 1901 08 12

Jugement correctionnel du 12 août 1901.
Source: Archives départementales de la Manche, fonds du tribunal de grande instance de Cherbourg, 3 U 2/432. [D.R.]

L'anné suivante, Edmond Oger est condamné par le Tribunal de la Seine, en date du 10 janvier 1902, à un an de prison, par défaut, pour la première escroquerie. Peu après, le 3 mars 1902, il est déclaré insoumis. On imagine que sa situation personnelle le conduise à une certaine discrétion sur le territoire français d'autant plus que son insoumission est confirmée le 16 janvier 1903.

À l'automne 1903, The Royal Bio arrive à Verviers (Belgique) Edmond Oger en est l'opérateur. Les séances se déroulent normalement jusqu'au 23 octobre où dans la cabine de projection quelques bobines de film prennent feu. Oger parvient à calmer les spectateurs. Le 2 novembre 1903, le responsable quitte Verviers pour se rendre en Allemagne à Aix-la-Chapelle avant de revenir en Belgique à Mons où la première a lieu le 18 novembre dans la salle des fêtes. Au débuts du mois de mars 1904, Edmond Oger est à Ostende où il remporte un vif succès. À l'automne, il met en vente "The Royal Bio".

oger 1904 verviers
Le Soir, Bruxelles, mercredi 26 octobre 1904, p. 4.

Alors qu'Edmond Oger se trouve en Belgique - pour échapper sans doute à la justice française - et fait tourner un Royal Bio dans plusieurs villes, Cyprien Lacabane et Constantin Daue le retrouvent à Viviers, à la fin de 1904. Il est encore à Bruxelles quelques mois plus tard, alors que la presse s'intéresse à son passé d'escroc :

Mise au point
Un reporter-omnibus signalait récemment aux journaux l'arrestation "d'un nommé Edmond O..., directeur d'un théâtre établi autrefois à la foire de Bruxelles, lequel était l'objet de plaintes nombreuses pour escroqueries et détournements".
Nous avons reçu jeudi soir la visite de M. Edmond Oger, la personne visée dans cet articulet. M. Oger proteste contre les bruits qui ont couru à son sujet. Une plainte -une seule- avait été déposée contre lui, pendant qu'il se trouvait à l'étranger, et le plaignant n'a certes pas eu à se féliciter du résultat qu'elle a eu !...


Le Petit Bleu du matin, Bruxelles, vendredi 23 juin 1905, p. 1-2.

Quelques mois après, Edmond Oger se retrouve en Suisse pour une tournée de cinq mois (octobre 1905-février 1906). Puis, il se rend en Italie, où il fonde, à Turin, avec son associé Giuseppe Lombard, la société en nom collectif "Cinematographique The Royal Bio" (capital: 6.000 lire) qui est dissoute en octobre. Oger constitue alors une nouvelle société "Edmond Oger et Co." avec siège à Milan, mais il continue sa vie itinérante et présente son Royal Vio dans différentes villes: Turin (juin 1906), Milan (juillet 1906), Vicenza (août 1906), Brescia (fin août 1906), Parme (septembre 1906), Trévise (juin 1907).

Et après... (1907-1923)

L'année 1907 marque son retour en France où sa condamnation pour insoumission est prescrite :

Par application de l'arrêt de la Cour de Cassation du 21 Décembre 1907 notifié par Dépêche Nlle du 25 janvier 1908, l'intéressé a été rayé des Contrôles de l'insoumission, les bénéfices de la prescription lui étant acquis (Décision du Gouverneur Militaire de Paris du 26 Mai 1908).

Arrêté à Paris le 12 février 1908 sous inculpation d'abus de confiance, il est mis en liberté le 6 mai, puis acquitté par la cour d'appel de Paris le 18 mai 1908. De nouveau arrêté le 19 mai 1908 par la police de Paris, il est mis en subsistance au 102e Régiment d'Infanterie le 20 mai 1908. Il est a nouveau déclaré insoumis le 1er octobre 1908.

A partir de 1910, il exploite une baraque foraine, "The Royal Cake-Walk" (Mulhouse, août 1910), puis il prend la direction du Kursaal de Dijon en septembre de la même année :

LE ROYAL-KURSAAL
C`est mercredi prochain qu'aura lieu la réouverture du Kursaal avec un nouveau directeur : M. Edmond Oger. Ce dernier nous promet des spectacles de famille, des spectacles artistiques et du meilleur goût.... 


Le Progrès de la Côte d'Or, Dijon, 20 septembre 1910, p. 2.

Peu après cette annonce, Edmond Oger va faire l'acquisition du fonds de commerce :

CESSION DE FONDS DE COMMERCE
DEUXIÈME AVIS
Suivant acte passé devant Me Mairet notaire à Dijon, le 30 septembre 1910, M. Claude-Victor Blache, demeurant à Lyon, assisté de Me Thomas, avocat agréé au tribunal de commerce de Dijon, son liquidateur judiciaire, a vendu le fonds de café-concert connu sous le nom de « Kursaal de Dijon », sis en cette ville, rue des Godrans, 91, dépendant de sa liquidation, à M. Edmond Oger, entrepreneur d’exploitations artistiques domicilié alors à Lausanne.
Les oppositions, s’il y a lieu, au paiement du prix de cette vente, devront être formées par exploit d'huissier, en l’étude de Me Mairet, notaire à Dijon, où élection de domicile a été faite à cet effet dans l’acte, au plus tard le dixième jour qui suivra le présent avis.


Le Progrès de la Côte d'Or, Dijon, 9 octobre 1910, p. 2.

Au cours de ce même mois d'octobre, le Kursaal ou The Royal-Kursaal accueille The Royal Bio. Le fonds de Café-Concert "Kursaal de Dijon" est mis en vente aux enchères publiques, l'adjudication devant avoir lieu le 25 mars 1911. 

En 1912, il est "rayé des contrôles de l'insoumission le 24 janvier 1912, s'étant présenté volontairement le dit jour, devant Mr le Chef d'Escadron d'Artillerie, chef du Bureau de la Justice Militaire du Gouvernement Militaire de Paris" et "a été l'objet d'une ordonnance de non lieu le 27 février 1912. Réintégré à l'effectif le dit jour et affecté au 6e Régiment d'Infanterie de Nantes (Exécutions des prescriptions de la Circulaire Ministérielle du 27 janvier 1911."

Alors qu'il n'a jamais cessé d'entretenir des relations avec Constantin Daue, ce dernier fait appel à lui pour le seconder à la direction du Royal Vio Office:

Royal Vio Office
M. R.-C. de Daué, venant d'enrichir son patrimoine de plusieurs représentations de marques étrangères, nous annonce qu'il s'est assuré le concours et la collaboration de M. Edmond Oger. Ce dernier n'est pas un inconnu dans le monde de la cinématographie. En effet, M. Ed. Oger débuta dans l'industrie cinématographique en 1898, à Bordeaux.
Il n'est pas à douter du succès du " Royal Vio Office ", 31, rue Bergère, et des merveilles d'exclusivités, que MM. de Daué et Oger ont l'intention de présenter sur le marché du film.


Cine-Journal, 7e année, nº 290, Paris, 14 mars 1914, p. 10.

Il quitte Genève (où il réside en 1915) pour s'installer en France. En pleine guerre, il va reprendre l'ancien Théâtre-Salon Gallici-Rancy de Bourges et le rebaptise Music-Hall Oger. Dans une annonce, qui ne manque pas de sel pour un ancien insoumis, il détaille le but de la salle de spectacle :

VILLE DE BOURGES
Place des Marronniers
Ex-Théâtre-Salon GALLICI-RANCY
MUSIC-HALL OGER
Avec les autorisations de Monsieur le Général Commandant la 8e Région et de Monsieur le Maire de la Ville de Bourges, le Théâtre-Salon GALLICI-RANCY ouvrira prochainement Place des Marronniers.
La Direction croit devoir porter à la connaissance du Public le but particulier qu’elle poursuit :
Permettre aux nombreux militaires dépourvus de ressources, de se distraire sainement, au même titre que leurs camarades plus favorisés.
Pour cela elle n’épargnera aucun sacrifice pour réaliser des Programmes nouveaux et attrayants, en même temps qu’elle consentira, pour ses « Soirées militaires » des prix extrêmement réduits. Cent places gratuites seront en outre, chaque semaine, laissées à la disposition des militaires dignes d'intérêt, sans préjudice des Matinées gratuites données pour nos blessés.
La Direction s’attachera à perpétuer le bon renom du Théâtre GALLICI-RANCY, justement connu dans le monde entier pour son élégance et son confort, en ne donnant, tant dans ses numéros Cinématographiques que dans ses Attractions de Music-Hall, qu’un SPECTACLE DE FAMILLE du meilleur goût et d’un intérêt toujours nouveau.
Le Directeur.
Edmond OGER.


Journal du Cher, Bourges, 5 mai 1916, p. 2.

Au cours des années qui suivent, Edmond Oger va multiplier des directions de music-hall: salle Rameau (Lyon 1917), le Nouvel Alcazar (Lyon, 1917) qui devient (1918) le Music-Hall Oger (Lyon1919-1920), le Music-Hall Oger (Cherbourg, 1919),, Musical-Hall Oger (Nice, 1920). Domicilié à Shaerbeck (133, rue Verte) en Belgique, il décède à Lille en 1923.

Sources

BERNARDINI Aldo, Cinema italiano delle origini. Gli ambulanti, Gemona, La Cineteca del Friuli, 2001, 196 p.

CONVENTS Guido, Van kinetoscoop toto café-ciné. De eerste jaren van de film in België 1894-1908, Louvain, Universitaire Pers Leuven, 2000, 484 p.

Remerciements

Archives Départementales de la Manche.

Bibliothèque Jacques-Prévert (Cherbourg).

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13->23/10/1898 France Bordeaux Place des Quinconces Royal Viograph  
29/11-16/12/1898 France Angers Fantaisies Angevine  Royal Viograph  
01-05/01/1899 France Tours  Théâtre Français Royal Viograph Américain  
21/01-18/02/1899 France Nantes Salle du Chapeau Rouge Royal Viograph  
27/04-04/05/1899 France Cognac Place d'Alger Royal Viograph américain  
03/07-12/08/1901 France Cherbourg   Condamnation pour escroquerie   
 fin 1904 Belgique Verviers Le Manège    Lacabane/Daue
13-31/10/1905 Suisse  Berne Städtische Reitschule  Royal Vio Schüpbach/Oger
>10/11->01/12/1905 Suisse  Zurich  Tonhalle   Royal Vio  Schüpbach/Oger
 22/12/1905-29/01/1906 Suisse Genève Cirque Rancy Royal Vio  Schüpbach/Oger
 14-22/02/1906 Suisse Vevey Théâtre  Royal Vio   Schüpbach/Oger

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