YVERDON

Jean-Claude SEGUIN

1896

1897

Le Cinématographe parisien de Louis Praiss (Place d'Armes, 10-13 juillet 1897)

Louis Praiss, qui présente des spectacles de variétés depuis de nombreux années, va inclure le cinématographe dans ses représentations. Il choisit le " cinématographe parisien " commercialisé par Georges Mendel. À Yverdon, c'est à l'occasion des fêtes de l'Abbaye, pendant quatre jours, que Louis Praiss installe son Grand Théâtre des Variétés avec son cinématographe.

1897 cinematographe parisien

Journal d'Yverdon, Yverdon, 10 juillet 1897, p. 4.

Du répertoire, nous ne connaissons que quelques vues : Les Manoirs du Diable, Guerre turco-grecque. Un article nous offre quelques informations complémentaires, en particulier sur la disposition des baraques foraines :

Abbaye d’Yverdon.— Notre fête de l’Abbaye est décidément toujours plus courue. On a rarement vu un nombre aussi considérable d’artistes forains sur la place d’Armes. Il y en a jusqu’au centre de la place si bien que chacun se demande où l’on fera partir le feu d’artifice ! A signaler tout spécialement le Grand Théâtre des Variétés de M. L. Praiss, placé devant le nouveau casino, et le Cirque Thélini, tous deux avantageusement connus. Le théâtre Praiss sera éclairé à la lumière électrique. Les amateurs de jeu de quilles pourront exercer leur adresse. Un de ces bons jeux vaudois est installé dans le prolongement de la cantine, à gauche du Casino. Il est tenu par des citoyens de notre ville et offre, dans une grande vauquille, pas moins de 40 prix. C’est demain samedi, le grand jour du tir. Avec sa 78° année d’existence, l’Abbaye y a introduit celui au revolver, et les cibles qui y sont affectées ne seront pas les moins fréquentées. Dimanche, si le temps est au beau, chemin de fer, bateau à vapeur et véhicules de toutes sortes déverseront des flots do visiteurs dans la capitale du Nord.


Le Peuple, Yverdon, 10 juillet 1897, p. 2.

Le Théâtre des Variétés quitte Yverdon après les fêtes.

1898

Le cinématographe Lumière de Lavanchy-Clarke (Grande salle du Casino, 6-7 mars 1898)

Lavanchy-Clarke continue sa tournée suisse et arrive à Yverdon dans les premiers jours du mois de mars. Deux séances sont prévues, les 6 et 7 mars 1898.

Cinématographe. — Des séances du Cinématographe Lumière (c’est-à-dire le meilleur appareil existant en ce genre), auront lieu dimanche et lundi, dans la salle du théâtre, à 3 et à 8 heures du soir.
Le programme des vues projetées est des plus riches, et les spectateurs verront défier sous leurs yeux des scènes emprun­tées à la vie réelle dans tous les pays.
Le même cinématographe vient d’être  exhibé dans plusieurs villes du canton avec un succès incontesté. A Lausanne, au Musée Industriel, les curieux sont venus en foule et tous ont été très satisfaits.
Le cortège de l'indépendance, à Lau­sannel’entrée du roi de Siam à Berne, un combat de taureaux à Madrid, la cascade du village suisse de Genève, le chemin de fer de Viège-Zermatt, etc., etc., recueillent tous les bravos.
Les spectateurs auront en outre le plaisir de faire connaissance avec le phonographe haut parleur, un instrument remarquable, qui n'a pas encore été vu ici.
Ces séances méritent d’attirer un nombreux public.
lavanchy 1898 yverdon
Journal d'Yverdon, Yverdon, 5 mars 1898, p. 2. Journal d'Yverdon, Yverdon, 5 mars 1898, p. 3

Le programme que propose Lavanchy-Clarke ne varie guère par rapport à ceux qu'il propose dans les autres villes.  Un autre article - parfaitement similaire à ceux qui ont été publiés ailleurs, ce qui laisse à penser que c'est le propre tourneur qui fait passer les articles dans la presse - permet de connaître quelques autres titres :

Cinématographe. — Nous aurons dimanche et lundi le curieux et intéressant spectacle du cinématographe Lu­mière, installé au Casino-théâtre. Cent cinquante vues, prises dans toutes les parties du globe, forment une série de tableaux très réussis et qui ont rencon­tré partout l’accueil le plus chaleureux. Parmi les vues de fantaisie, l’arroseur et l’arrosé ; la cigarette introuvable, scène entre trois clowns ; une bataille de concierges, où l’on voit des pipelet­tes se crêper le chignon, le cocher en­dormi : des mauvais plaisants détèlent le cheval et le remplacent par un cheval de bois. Puis le cortège de l’Indépen­dance à Lausanne ; l’entrée du roi de Siam à Berne ; un combat de taureaux à Madrid ; la cascade du Village Suissele cortège du Jubilé de la reine Victoria, plus une quantité de vues prises en Suisse et dans tous les pays du monde.
Ces séances très mouvementées ne manqueront pas d’attirer un nombreux public au Casino.


Le Peuple, Yverdon, 5 mars 1898, p. 3.

Après deux jours de projections animées, le tourneur poursuit sa route.

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