MUSTAPHA

Jean-Claude SEGUIN

Mustapha est une ville d'Algérie.

1896

1897

Le Cinématographe Joly de Louis Vernet (mars 1897)

Après le départ de Gaston Prinsac, c'est Louis Vernet et [J. Prinsac] qui continuent à présenter le cinématographe Joly. Ils viennent de Boufarik où ils ont organisé des séances de projections animées. Grâce à la correspondance Prinsac, nous savons que les deux hommes ont l'intention de trouver un local à Mustapha pour présenter leur appareil :

Nous avons du nous rabatre sur Mustapha ou il n'est pas facile d'avoir quelque chose de convenable. Nous avons trouvé un magazin dans le centre dans la grande rue j'ai oublé le nom. Il mesure 10 m de profondeur sur 3,50 ou 4 m. de largeur derrière il existe une petite pièce ou nous pourons établir l'appareil en perçant un trou dans la cloison. Nous ferons cela afin de laisser toute la place au public l'installation sera la même qu'à Montélimar écran sur la glace. Rideau en fer. Cela pour 7 f. par jous ici et a Alger on nous a dit que nous travaillerions davantage a Mustapha que dans la ville même, c'est très populaire très animé beaucoup de gens ont leurs affaires a Alger et leur habitation a Mustapha à cause du bon marché relatif. De plus, il paraît qu'à Mustapha il n 'y a pas de distractions et que les gens ne veulent pas toujours se déranger pour aller a Alger ou ils ont tout sous la main theatre concert musique etc... et qu'ils délaisseraient probablement le Cinémato... qui est connu.


[J. Prinsac], À Gaston Prinsac, Boufarik, mars 1897.

Si nous ne disposons pas d'informations sur les séances organisées par les deux hommes, le courrier offre malgré tout de précieuses données sur le public de cette ville proche d'AlgerIl semble pourtant qu'après quelques hésitations, Louis Vernet va renoncer à projeter des vues animées à Mustapha. C'est que l'on comprend à la lecture d'un nouveau courrier :

Vernet n'a pas été d'avis de s'établir a Mustapha la 1ere il en était partisan puis a notre seconde visite il a changé d'avis sur le dire pas mal de personnes d'Alger qui prétendaient que nous n'aurions rien fait la bas.


[J. Prinsac], À Gaston Prinsac, Bougie, 17 mars 1897.

C'est finalement Bougie qui est choisie pour les prochaines représentations du cinématographe Joly.

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