BOUFARIK

Jean-Claude SEGUIN

Boufarik est une ville d'Algérie.

1896

1897

Le Cinématographe Joly de Jean Prinsac (28 février-8 mars 1897)

Alors que Gaston Prinsac et Louis Vernet, qui ont parcouru l'Oranie avec leur cinématographe Joly, sont rentrés en France, c'est Jean Prinsac qui prend la décision de quitter Blidah, où les affaires ne sont pas bonnes, pour monter son spectacle à Boufarik :

[...] J'ai mis le halte là: mercredi soir, je vais donc à Boufarik avec la ferme intention de m'établir dès le lendemain quand j'ai vue le local j'ai été fortement ennuyé du manque de place j'ai fermé boutique et suis allé voir le théâtre. J'ai différé l'installation jusqu'au lendemain attendant l'arrivée de Vernet. [...] Vernet est donc arrivé ici vendredi par le train de 3 h.
Il a vu le local et a été de mon avis, nous avons donc cherché à avoir le théâtre pour ce nous sommes allé voir Mon le maire qui en est propriétaire et qui reste à 5 kil. dans la campagne. Il a bien voulu nous le céder à 5 f. par jour celà nous a fait perdre la journée du samedi. Nous aurons 1 pompier et le gaz.


Jean Prinsac, À Gaston Prinsac, Boufarik, 27 février 1897.

Les séances commencent donc le 28 février dans le théâtre, mais les affaires ne sont guère florissantes comme l'indique [J. Prinsac] dans un nouveau courrier :

Les affaires de Boufarik n'ont pas mieux marché que celles de Blidah déduction faire des frais vous avez 110 f. avons partager il faut retrancher de la ce qu'il me manque 20 f. environs. Aujourd'hui nous n'avons pu travailler il a fallu débarasser le théatre pour la Lyre Algérienne qui doit donner un concert demain. Lundi il est possible que nous donnions une séance au cercle je pense qu'ils arriveront a avoir les 50 a 60 f qu'il nous faudrait.


Jean Prinsac, À Gaston Prinsac, Boufarik, mars 1897.

Les projections prennent fin le vendredi 5 mars et les deux opérateurs sont contraints de laisser le théâtre pour les deux jours suivants :

Je vais te dire aussi sereinement que possible ce que nous avons fait depuis Boufarik ou nous avons du perdre les 2 meilleurs de la semaine samedi et Dimanche la salle ayant été promise a la Lyre algérienne à l'insu du propriétaire. nous avons quitté Boufarick le lundi par la voiture.


Jean Prinsac, À Gaston Prinsac, Bougie, 17 mars 1897

boufarik theatre

Boufarik, Le Théâtre (début XXe siècle)

Les deux hommes quittent Boufarik pour se rendre à Alger où ils espèrent pouvoir organiser des projections animées.

1898

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