NIORT

Jean-Claude SEGUIN

Niort, chef lieu du département des Deux-Sèvres, compte 23225 habitants (1894)

1896

1897

L'Héliocinégraphe de Charles Arambourou (janvier 1897)

Depuis sa ville, ChâtelleraultCharles Arambourou rayonne dans la région où il présente son héliocinégraphe. Les Niortais vont ainsi découvrir les premières images animées en janvier 1897 :

Le phonographe et l´héliocinégraphe.
Les deux plus remarquables inventions du siècle sont, sans contredit, la reproduction de la parole et celle du mouvement. Combinés en un spectacle unique, ces deux appareils qui rendnt la vie avec tant de vérité ne peuvent manquer d'être une curieuse attraction, à la fois scientifique et récréative. M. Arambourou l'a fort bien compris lorsqu'il a [...] organisé des tournées que la presse a été unanime à applaudir. [...] C'est donc une bonne forrtune pour nous de pouvoir prochainement assister à une des soirées que M. Arambourou donnera dans les salons de l'ancienne préfecture. Le prix d'entrée est fixé à 1f.


L'Écho des Deux-Sèvres, Niort, 23 janvier 1897.

Les séances vont avoir lieu les 28 et 29 janvier. Après l'audition de plusieurs chansons comme Les Gardes municipauxLe Char noir d'aristide Bruant, La Juive et de fanfare et musique, les vues animées sont offertes au public. Elles appartiennent toutes au corpus déjà connu d'Arambourou :  Une scène de partie de campagneLes lutteursLe Dessinateur, La Loie Fuller " dans de gracieuses évolutions ", La Terrasse d’un café à ChâtelleraultL’arrivée d’un train en gareLe Défilé d’un régiment de cavalerie, etc. (Le Républicain de l'Ouest cité dans Daniel Taillé, "Charles Arambourou, premier opérateur du cinématographe en Poitou", 2006, p. 103). Puis Charles Arambourou rentre à Châtellerault.

Le Cinématographe de Tavan (Place de la Brèche, [31] juillet 1897)

M. Tavan, un constructeur lyonnais, vient à Niort pour présenter son cinématographe. Il s'installe sur la place de la Brèche :

Cinématographe.-
Un constructeur de Lyon, M. Tavan, vient d'installer sur la place de la Brèche un cinématographe à la lumière électrique. Cet instrument qui paraît pour la première fois dans notre ville et qui rappelle la terrible catastrophe du Bazar de la Charité, a commencé à fonctionner hier au soir. Nul doute qu'il n'obtienne un grand succès auprès du public. Ajoutons que le moteur étant mû par l'électricité, tout danger d'incendie est écarté.


L'Écho des Deux-Sèvres, Niort, 31 juillet 1897.

L'annonce prend bien soin de mettre en avant le mode d'alimentation du système de projection, car la castrophe du Bazar de la Charité est encore dans toutes les têtes.

niort place breche

Niort, Vue de la place de la Brèche (c. 1902)

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