RIBEMONT

Jean-Claude SEGUIN

Ribemont, commune du département de l'Aisne (France), compte 3130 habitants (1894).

1896

1897

Le Chronophotographe de MM. Dupont et Hagnus (mars 1897)

La diffusion du cinématographe dès la première année de son existence est déjà très importante. Pour une ville qui compte à peine plus de trois mille habitants, il s'agit d'un spectacle assez exceptionnel qui montre, en tout état de cause, le degré de pénétration du nouvel appareil. A Ribemont, ce sont deux opérateurs, MM. Dupont et Hagnus, dont on ignore tout, qui sont à l'origine de ces projections :

RIBEMONT. — De notre correspondant :
Le Cinématographe
Nous avons eu le plaisir d’assister à une séance du cinématographe donnée par MM. Dupont et Hagnus.
Ces messieurs ont obtenu un très grand succès, dû à leur appareil très perfectionné. Nous n’avons remarqué que très peu de trépidations dans le fonctionnement, et certains tableaux, entre autres : le Lac aux Cygnes ; Arrivée d’un paquebot à Marseille ; Le saut de haies par un escadron de dragons, ont obtenu un vif succès.
La salle était fort garnie et les applaudissements n’ont pas été ménagés, surtout lors du tableau représentant le passage des souverains russes quittant Paris ; on voyait nettement les saluts que l’empereur et l'impératrice faisaient à la foule ; aussi la salle tout entière y a-t-elle été du cri de : Vive la Russie.
En somme, belle soirée Ce soir représentation aux enfants des écoles à 7 heures et à 8 h. 1/2 séance finale.


Journal de Saint-Quentin, Saint-Quentin, 25 mars 1897, p. 1. 

Nous avons la chance que le journaliste cite quelques films. Or même si rien n'est dit sur l'appareil, ni sur l'éditeur des vues, la concomitance des photographies animées ne laisse que peu de doutes sur leur origine : la maison Gaumont. À cette époque, le Comptoir Général de Photographie ne dispose que d'un appareil 60 mm, ce qui rend les projections de films Gaumont immédiatement identifiables. Pour le reste, on ignore tout du devenir des deux opérateurs et du chronophotographe, nom de l'appareil du Comptoir. 

1898

1899

1900

Le Cinématographe Lumière (7 décembre 1900)

Une seule séance est prévue, à Ribemont, le vendredi 7 décembre avec un cinématographe Lumière :

RIBEMONT.— Le vendredi 7 décembre, séance de Projections animées au moyen du Cinématographe-Lumière. — Programme : Au bord de la Mer ; Les Danseurs ; Le Couronnement du Tsar ; Scènes militaires ; Les Vues comiques. — Prix des Places : Premières, 1 fr. ; Secondes, 0.75 ; Troisièmes, 0.50.


Le Guetteur de Saint-Quentin et de l'Aisne, Saint-Quentin, 4 décembre 1900, p. 3.

Si l'on ne sait rien de l'opérateur, le programme - regroupant les vues par thème - n'est pas sans rappeler celui qui a été présenté en août à Fresnoy-le-Grand.

1901

Le cinématographe Martin (Salle des fêtes, janvier 1901)

Les Ribemontois vont avoir l'occasion - cela n'est pas si fréquent - de voir quelques films pendant le mois de janvier. Il semble que le responsable soit M. Martin, difficilement identifiable :

RIBEMONT. — On nous écrit :
Cette fois, nous avons eu le cinématographe ; nos Ribemontois ont pu passer deux bonnes et agréables soirées (adressons de suite nos compliments à la direction Martin).
Dimanche la salle des fêtes était bondée et chacun a pu être émerveillé de la photographie animée.
Le cinématographe Martin doit se rendre aujourd’hui à Sissy et, de là, à Moy, où nous espérons qu’il aura foule comme à Ribemont.


Journal de Saint-Quentin et de l'Aisne, Saint-Quentin, 17 janvier 1901, p. 3.

On suppose que M. Martin est un tourneur local puisqu'il prolonge sa tournée vers Sissy.

1902

1903

1904

1905

1906

Le Cinématographe Automobile (Salle des Fêtes, 11-12 février 1906)

Une voiture de la société " le Cinématographe automobile ", une entreprise originale d'Alfred Bréard, va organiser deux séances de projections, à Ribemont, les 11 et 12 février, dans la salle des fêtes : 

RIBEMONT. — Dimanche 11 et lundi 12 février, le grand Cinématographe-Automobile donnera en la salle des Fêtes deux représentations.
L’installation de ce cinématographe est du dernier moderne, et ses programmes des mieux choisis.
Nul doute qu’il ne fasse salle comble.
Prix des places : Premières, 1 franc ; secondes, 0 fr. 50.
Bureau à 8 heures, rideau à 8 1/2. Nous publierons demain le programme.


Journal de Saint-Quentin et de l'Aisne, Saint-Quentin, 9 février 1906, p. 3.

Un article du lendemain nous permet de connaître le programme de ces soirées cinématographiques :

RIBEMONT. — De notre correspondant :
Voici le programme très attrayant que nous servira, dimanche, le grand cinématographe, de retour en notre ville.
Étant donnée l’excellente impression qu il a laissée, l’année dernière, nul doute qu’on s’y porte en foule.
Programme du dimanche 11 février 1906.
Principales scènes :
Les petits vagabonds, grande scène ; l'Album merveilleux ; l’Inspection du capitaine ; Joyeuses lavandières ; Marie-Henriette, grande scène historique en couleurs ; les Clowns, grande scène ; les Cambrioleurs, grande scène, etc., etc.
Nous ne citons que les principales scènes, on voit par là que satisfaction complète est assurée au public.


Journal de Saint-Quentin et de l'Aisne, Saint-Quentin, 10 février 1906, p. 3.

Les films proviennent tous du catalogue Pathé, maison avec laquelle le Cinématographe Automobile a des accords pour l'exploitation des œuvres.

Le Cinématographe Automobile (Salle des Fêtes, octobre 1906)

En octobre 1906, le Cinématographe Automobile est de retour à Ribemont. Nous ignorons la date des séances, sans doute dans les derniers jours de septembre ou les premiers d'octobre. Le compte rendu, trop bref, ne permet guère dans savoir plus :

Ribemont — De notre correspondant :
Le cinématographe automobile du Petit Journal a donné en notre ville, "salle des fêtes ", les séances que nous avions annoncées.
Le programme a répondu en tous points à toutes les exigences. Aussi est-ce devant une salle comble que se sont déroulés tous les magnifiques tableaux qu’il nous a été permis de voir défiler devant nos yeux.
En citer un, serait les citer tous. Il faut y aller et là on, se rend compte que l’on donne... même plus ce qu’on promet.
Aussi est-ce avec regret que nous voyons partir le cinématographe du Petit Journal, et que nous n’ayions pas une troisième séance. Nous envions ceux qui vont le posséder.


Journal de Saint-Quentin et de l'Aisne, Saint-Quentin, 3 octobre 1906, p. 3.

Rien de plus sur cette ou ces séance(s).

 

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