LUZARCHES

Jean-Claude SEGUIN

Luzarches, commune du département de Seine-et-Oise (auj. Val d'Oise), compte 1418 habitants (1894).

1896

1897

1898

1899

1900

1901

Le Cinématographe Lumière de M. Giel (Salle Avé, 19 mars 1901)

C'est le tourneur, M. Giel qui va organiser ce que l'on peut considérer pour l'instant comme les premières projections cinématographiques à Luzarches. Il vient de présnter des vues animées à Gonesse. Même si son nom n'apparaît pas dans l'entrefilet qui annonce la séance, le modèle d'organisation porte sa signature :

Luzarches.-Une séance de projections animées du cinématographe Lumière aura lieu mardi 19 mars, à 8 h 1/2 du soir, salle Avé, place de l'Abbé Soret. Pour le programme et les prix des places voir ci-dessus.


L'Écho Pontoisien, Pontoise, 4 mars 1901, p. 3.

L'article se trouve immédiatement après celui concernant Gonesse. Et puis M. Giel continue sa route.

luzarches

Imp-Lib J. Frémont, Beaumont-sur-Oise, Luzarches-Place de l'Abbé Soret (c. 1903)

Le cinématographe de MM. Parnaland (novembre 1901)

Quelques  mois plus tard, les Dames Françaises, une structure caritative, organise une grande soirée au bénéfice des soldats français, et font appel aux frères Parnaland qui commercialisent des cinématographes et distribuent de nombreux films. Le dimanche 10 novembre 1901, les Luzarchois vont pouvoir assister à cet événement où les vues animées ne constituent, pourtant, qu'une partie du spectacle :

Soirée des Dames Françaises
Dimanche dernier, le Comité de Luzarches de l'Association des Dames françaises avait organisé une représentation cinématographique au bénéfice des soldats du canton, revenant de Chine.
Le succès de la soirée a été des plus grands. C'est devant une salle comble que MM. Parnaland frères, qui avaient généreusement offert leur gracieux concours, ont fait défiler de nombreuses scènes de la vie sportive, rurale, familiale ou même locale.
Le cinématographe fonctionnait à merveille ; tout était beau, vivant et gai, aussi les spectateurs étaient-ils fort amués, et les rires et les applaudissements se faisaient longuement entendre à la fin de chaque scène.
Les artistes-amateurs de la ville ont complété l'attrait de cette soirée en exécutant plusieurs morceaux de musique, fort appréciés et applaudis. Les mandolines de Mlle Colin et de Mmes Lequeux, les violons de MM. Lequeux ont chanté à ravir, acompagnés par Mme Arnaud et Mlle Cochu.
La quête faite par Mmes Gangloff et Roulleau, par Mlles Budin et Marion a été des plus fructueuses.
Les souvenirs de cette soirée feront pendant longtemps l'objet des commentaies les plus flatteurs, et nous ne doutons pas que le Comité des Dames françaises ne reçoive un grand nombre d'adhésions nouvelles.
On peut les adresser à Mme Budin, présidente du Comité ; à Mme Gangloff, vice-présidente ; à Mme Arnaud, trésorière, ou à Mme Malau, secrétaire.


Le Régional de Seine-et-Oise, Pontoise, 14 novembre 1901, p. 3.

Si nous connaissons bien les responsables de l'appareil, la presse fait cependant l'impasse sur le programme et les titres des films...

1902

1903

1904

Le cinématographe de MM. Parnaland (avril 1904)

C'est dans des circonstances analogues lors d'une séance organisée au profit des soldats russes, en novembre 1904 que le cinématographe de M. Parnaland va proposer des vues animées - on ignore lesquelles - dans le cadre de la soirée organisée par l'Association des Dames françaises au théâtre de Luzarches (salle Avé Brunot). Noyé dans les autres numéros, on peut simplement lire :

La fête organisée par le Comité de Luzarches de l'Association des Dames françaises au profit des soldats blessés russes promet d'être des plus brillantes:
Un grand nombre de places sont déjà retenues. Aussi, engageons-nous vivement nos lecteurs à se munir sans retard de leurs billets. Ils peuvent s'en procurer chez Mmes Arnaud, Gangloff, Préau, Lefebvre, Schmit et Virally.
Au programme de la soirée :
[...]
" Cinématographe, de M. Parnaland. ".


Le Régional de Seine-et-Oise, Pontoise, 7 avril 1904, p. 2.

Dans un autre journal régional, on offre quelques renseignements supplémentaires, même si aucun film n'est cité :

Chacune des deux parties de la séance cinématographique a été des plus brillantes. Rires et applaudissements retentissaient à chaque tableau qui se déroulait devant les yeux des spectateurs ravis. Tableaux de scènes charmantes par leur à-propos, comme celles qui représentaient la vie luzarchoise ou de scènes drôlatiques remplies d'ingéniosité. Énorme a été le succès grâce au talent de M. Parnaland qui, assisté de Mme Parnaland a su si bien intéresser et captiver l'attention de tous.


Le Régional de Seine-et-Oise, Pontoise, 21 avril 1904, p. 2.

Ce qui attire l'attention, c'est l'existence de vues tournées à Luzarches dont on ignore si elles font partie d'un catalogue de la maison Parnaland. Cette nouvelle collaboration ne va être la dernière.

1905

1906

Le Cinématographe de MM. Parnaland (22 mars 1906)

La terrible catastrophe de la mine de Courrières qui a fait plus de mille morts, le 10 mars 1906, va donner lieu à une nouvelle souscription de l'Association des Dames Françaises et, M. Parnaland va à nouveau prêter son concours à cette oeuvre de bienfansance :

Souscription pour les victimes de Courrières.-Le Comité de Luzarches de l'Association des Dames Françaises a décidé l'ouverture dans le canton de Luzarches, d'une souscription au profit des familles des victimes de la catastrophe de Courrières.
On sait que l'Association des Dames Françaises a pour but, non seulement les secours aux militaires blessés ou malades en cas de guerre, mais aussi les secours aux civils en cas de calamités publiques et de désastres.
Le Comité s'est incrit pour 50 fr. Des listes de souscription sont déposées à Luzarches chez Mesdames Budin, Arnaud, Gangloff, Preau, Lefèvre, Schmit.
Le Comité organise en outre pour le dimanche 25 mars, une grande séance de cinématographe avec le gracieux concours de M. Parnaland, dans la salle du théâtre de Luzarches. Intermède musical à 8 heures du soir. L'ouverture du bureau aua lieu à 7 h 1/2.
Prix des places : Réservées 2 francs, Premières 1 franc, Secondes 0 fr 50.


Le Régional de Seine-et-Oise, Pontoise, 22 mars 1906, p. 3.

À Luzarches, et grâce au concours gracieux de M. Parnaland, le cinématographe devient un élément indispensable pour des opérations caritatives. Faut-il rappeler que dès l'origine le cinématographe e été utilisé dans le cadre d'opérations de bienfaisance.

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