Louis, Joseph JOKIN

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Charles, François Jokin (Paris, 29/01/1821-Paris, 14/11/1863) épouse (Paris, 06/01/1848) Louise, Agathe de Vezières (-Paris, 05/11/1878). Enfants :

  • Louis François Jokin (Paris 12e, 10/06/1844-Paris 19e, 02/06/1898)
    • épouse (Paris 17e, 06/01/1880) Marie, Lucie Courtois (Montgé, 24/08/1846-Pontoise, 13/09/1890). Enfant :
      • Louis, Joseph Jokin (Paris 17e, 23/01/1870) épouse (Gentilly, 03/06/1893) Blanche Jannelle
    • épouse (Paris 3e, 27/11/1890) Marie, Françoise Mathieu (Epinay, 20/01/1854-)
  • Marie-Joséphine Jokin (Paris 12e, 06/04/1846-Paris 12e, 03/02/1896) épouse (Paris 17e, 03/10/1865) Louis, Adolphe Colmance (Paris 6e, 24/09/1834-)

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Fils d'un marchand forain, Louis, Joseph Jokin exerce son activité de forain dès son plus jeune âge. Il est sans doute associé au Manège de vélocipèdes dont le directeur-propriétaire est son propre père et que l'on trouve, en particulier, à Charleville en 1894 (Le Petit Ardennais, Charleville, 21 octobre 1894, p. 2) et en octobre 1896 (Le Petit Ardennais, Charleville, 1er octobre 1896, p. 2). C'est en 1897 que son nom apparaît dans les foires où il offre un spectacle cinématographique. On ignore à quelle date précise il commence à présenter la nouvelle invention, mais il se trouve à Beauvais à l'occasion de la fête de Sainte-Anne qui commence le dimanche qui suit le 26 juillet. L'organisation de la foire laisse à désirer si nous en croyons un certain Chariot qui transmet un courrier à L'Industriel forain pour protester, et dans la liste des établissements forains présents, on y trouve " Jockin [sic] vélocipède et cinématographe " (L'Industriel forain, Paris, 11-17 juillet 1897, p. 4). On le retrouve également dans les foires de la région parisienne. La période n'est guère favorable dans la mesure où la tragédie du bazar de la Charité, le 4 mai 1897, est encore présente dans toutes les mémoires. Et comme si cela ne suffisait pas, un début d'incendie va se produire précisément dans l'établissement que Louis Jokin installe à Conflans, en août 1897. Face à l'émoi soulevé par l'incident, il se sent obligé de réagir :

Au cinématographe
" Que de bruit, pour une mauvaise lampe renversée " Voilà, en substance, ce que nous écrit M. Jokin, le propriétaire du cinématographe installé sur la place de la Gare.
Il déclare que l'accident dont nous avons parlé ne mérite même pas le nom d'accident, et qu'il n'a pas eu, en tout cas, la moindre gravité :nous n'avons jamais dit autre chose.
Il ajoute que les représentations du cinématographe continuent, ce dont tout le monde se félicite à Conflans. À ce propos, il nous prie de faire savoir à nos lecteurs qu'il donnera dimanche, à deux heures, une représentation extraordinaire. Tous les enfants de Conflans voudront y assister : Mm. Chardon et Modenne ont pris leurs mesures pour qu'ils y trouvent d'agréables surprises.
Il y aura foule dimanche au cinématographe : nous nous en réjouissons pour l'entrepreneur et pour les spectateurs.


Le Réveil d'Argenteuil, Saint-Germain, Poissy et Meulan, Paris, 8 août 1897, p. 4.

Décidément, les activités cinématographiques de Louis Jokin démarrent sous de mauvais auspices. Il ne renonce pas pour autant à exploiter son projecteur et nous le retrouvons, en 1898, à Versailles, pour la fête du 1er mai et, en novembre 1899, à Pontoise... il arrive que son épouse s'occupe également de l'établissement, comme, à Charleville, en octobre 1899.

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*[01]/08/1897-[04]/08/1897 France Beauvais    

<02/08/1897-[08]/08/1897

France Conflans Place de la gare Cinématographe 
[01]/10/1897-[14]/10/1897 France Charleville Place Ducale/Place de Nevers Cinématographe
[01]/05/1898-[08]/05/1898 France Versailles Foire Cinématographe 
*[01]/10/1898-[08]/10/1898 France Charleville Place Ducale Cinématographe
11/11/1899-13/11/1899 France Pontoise Foire  Cinématographe 

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