AURILLAC

Jean-Claude SEGUIN

1896

1897

Le Cinématographe-Draneil de M. Rambaud (Ancien Hospice, [20]-24 janvier 1897)

Le tourneur Rambaud, propriétaire du Cinématographe-Draneil, vient d'organiser quelques séances d'images animées au Puy-en-Velay lorsqu'il se rend à Aurillac pour présenter son appareil de projection. L'annonce de l'inauguration est publiée dans L'Indépendant du Cantal :

Nous sommes heureux d'annoncer à nos lecteurs que nous avons à partir de ce soir et tous les soirs à 8h 1/2, chapelle de l'ancien hospice, rue des Carmes (mais pour quelques jours seulement) des séances de cinématographe (photographies vivantes, photographies animées et en couleur, grandeur naturelle). Cette projection, la plus grande merveille scientifique du siècle obtient partout un immense succès. Il en sera certainement de même dans notre ville, car l'on peut dire que jamais spectacle nouveau n'a conquis plus rapidement une vogue aussi éclatante. Ces apparitions animées du cinématographe Draneil, appareil absolument perfectionné sans aucune trépidation, forment un spectacle superbe. Parmi les tableaux les plus saillants citons notamment une magnifique "Scène de lutteurs" (en couleurs), "L'arrivée des souverains russes à Paris", la Loïe Fuller dans sa célèbre "Danse serpentine", "Une sortie d'ouvriers et d'ouvrières de l'usine de la Bénédictine", etc. Ces projections donnent l'illusion la plus complète de la vie réelle et du mouvement et constituent, nous pouvons le dire, la plus merveilleuse et la plus amusante découverte de notre époque.


L'indépendant du Cantal, Aurillac, 20 janvier 1897.

Cet article, avec de très rares modifications a été publié ailleurs, ce qui laisse à penser qu'il s'agit d'un texte fourni par l'opérateur lui-même. C'est d'ailleurs également le cas de l'entrefilet suivant :

Les séances du cinématographe se poursuivent tous les jours avec un immense succès. Les familles s'y portent en foule et c'est plaisir d'entendre les joyeux éclats de rire des spectateurs petits ou grands, ébahis de voir défiler sous leurs yeux ces "photographies vivantes" qui donnent l'illusion complète du mouvement. La joie a été très grande pour les élèves des pensions de notre ville qui ont déjà assisté aux séances. Le cinématographe clôturera demain ses représentations dans notre ville. Dans l'après-midi de dimanche 3 séances seront données, à 2h1/4, 3h1/4, et 4h1/4 pour les personnes qui ne peuvent assister à celles du soir. Il y aura certainement foule, à ces dernières représentations animées que tout Aurillac voudra voir et admirer.


L'Indépendant du Cantal, Aurillac, 23 janvier 1897.

Après quelques jours, Rambaud quitte Aurillac pour se rendre à Cahors.

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