Le Jardinier

0099A

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Le Jardinier

LUM hors-catalogue

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1 Lumière 99 (AS 208)  
2 Louis Lumière  [Henri Périer], [Benoît Duval]
3 [22/03/1895]-10/06/1895 17 m
4 France, [Lyon, Monplaisir, jardin maison Lumière] [La Ciotat]  
Arroseur et Arrosé (1), Arroseur et Arrosé (2)  

3

 

10/06/1895 FranceLyon, Palais de la Bourse  [Lumière]  Le Jardinier
 
Le jardinier qui arrose son jardin avec une lance, suivant la mode actuelle, et qui est interrompu dans son travail par un loustic qui pose le pied sur le tuyau d'arrivée.
Sosthène Pector, Bulletin de la Société française de photographie, 2e série, Tome XI, nº  16, 1895, p. 396.
11/07/1895 FranceParis, La Revue générale des sciences [Lumière] Le Jardinier
 
[...] Le jardinier et sa lance qui arrose les plates-bandes.
Henri de Parville, "Revue des Sciences" dans Journal des débats politiques et littéraires, Paris, 17 juillet 1895, p. 2.
25/04/1896 FranceSaint-Étienne, Salle des fêtes de l'Hôtel-de-Ville Agence Fournier Le Cantonnier grincheux
 
Le Cantonnier grincheux qui ne reprend sa lance qu'après avoir corrigé l'intrus.
Le Stéphanois, Saint-Étienne, 27 avril 1896, p. 2.
29/06/1896 États-UnisNew York, Keith's Union Square Theater Cinématographe Lumière The Gardener and the Bad Boy 
 

In one announced as “The Gardener and the Bad Boy”, the former was discovered sprinkling his flowers from a garden hose. The boy stepped on the hose and stopped the water, the other looked down the tube for the cause of the trouble and received the stream in the face, his chastisement of the boy following.This was a made-to-order incident. To begin with, the boy was not youthful, and the gardener, barring his wide straw hat, looked for all the world like a scene shifter. Both men, too, had so lively an appreciation of the value of holding the centre of the stage that neither for a moment passed from the space that the camera covered. Of course, it was not a fault of the device that these two posers were not expert simulators.


The Sun, New York, 15 juillet 1896, p. 7

27/07/1896

États-UnisPhiladelphie, Bijou Theatre

Cinématographe Lumière The Gardener and the Bad Boy
09/08/1896

États-UnisBoston, Keith's New Theatre

Cinématographe Lumière  The Gardener and the Bad Boy 
22/12/1896

États-UnisPhiladelphie, 1104 Chestnut street

Cinématographe Lumière  Playing the Hose on a Boy, The gardener and the bad boy
28/02/1897

États-UnisNew York, Proctor's Pleasure Palace

Cinématographe Lumière  Gardener and Bad Boy 

Les acteurs d'Arroseur et Arrosé

Les acteurs d'Arroseur et Arrosé

Jean-Claude SEGUIN

L'existence de trois versions d'Arroseur et Arrosé et de plusieurs déclarations parfois contradictoires ont entretenu une confusion certaine sur les interprètes des rôles de "l'arroseur" et de "l'arrosé".

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Le Jardinier Arroseur et Arrosé (1)  Arroseur et Arrosé (2)

Henri Périer et Benoît Duval 

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Henri Périer Arroseur et Arrosé (1) Benoît Duval 

La première information connue relative aux personnages ayant participé au film Arroseur et Arrosé date de 1929 a été publiée dans Le Progrès dans un article consacré aux origines du cinématographe à Lyon :

De même Henri Périer, trente-neuf ans de service, joua l'arroseur dans la saynète "L'arroseur arrosé", avec pour partenaire Benoît Duval, 48 ans et trente-cinq ans de service chez Lumière, qui joua le rôle de l'apprenti facétieux.


"Pourquoi Lyon ne devint pas la métropole du cinéma ", Le Progrès, Lyon, dimanche 8 septembre 1929, p. 3.

L'article est accompagné de plusieurs portraits dont ceux d'Henri Périer et de Benoît Duval, séparés par un photogramme de l'une des versions du film, Arroseur et Arrosé (1).

Benoît Duval (Lyon 3e, 17/01/1881-Lyon 7e, 10/06/1935), fils de Pierre Duval et Julie Chenu, habite avec ses parents, en 1896, au 21, chemin de la Grange-Rouge (auj. rue Maryse Bastié, Lyon, 8e) qui se trouve non loin de l'usine Lumière. Son père est manoeuvre, mais nous ignorons où il exerce son métier. Benoît serait employé à l'usine Lumière depuis 1894 où il exerce le métier d'emballeur (recensement 1906).Henri Périer (Lyon 3e, 04/08/1862-Lyon 3e, 29/10/1933), fils d'Henri Périer et d'Émilie Durand, exerce le métier de jardinier-fleuriste depuis au moins 1882 (Matricule militaire : Lyon Centre, classe 1882, nº 1067-Archives Départementales du Rhône). Il a pour résidences successives : 50, rue des Tournelles (12 janvier 1892), 16, rue Rachais (26 septembre 1895) et 6, rue des Dahlias (24 décembre 1896). D'après l'article du Progrès, il serait rentré au service des Lumière vers 1890.

En observant les trois versions du film, Henri Périer et, surtout, Benoît Duval pourraient figurer dans Le Jardinier et Arroseur et Arrosé (2).

François Clerc et Édouard Lumière 

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François Clerc (1868-1952) Édouard Lumière (1884-1917)

La deuxième information concernant les personnages d'Arroseur et Arrosé nous est donnée par François Clerc qui a deux reprises au moins va évoquer le rôle qu'il a tenu dans le film :

UNE HEURE avec " l'arroseur arrosé " dans sa retraite de Montboucher-sur-Jabron
[...]
La première était tout simplement un documentaire : " l'arrivée d'un train en gare de La Ciotat " ; la seconde constituait une courte saynète burlesque, intituée " L'arroseur arrosé  dans laquelle on voyait un sympathique jardinier, copieusement douché par sa lance à la suite d'une facétieuse intervention d'un garnement espiègle, ce qui soulevait les rires énormes de l'assistance.
Nous nous sommes demandés bien souvent qui était cet arroseur devenu légendaire et ce que la vie avait bien pu faire de lui. Et puis, un beau jour, nous avons appris qu'il se nommait François Clerc et qu'il vivait retiré à Montboucher, petit village dont les modestes maisons se pressent sur un coteau autour d'une vieille tour ete d'un clocher sans originalité, à 5 kimomètres à l'Est de Montélimar, un peu à l'écart de la route de Dieulefit.
A LA FERME FAYN
Nous nous sommes rendu à Monboucher. Le cantonnier qui desherbe les bas côtés de la route nous renseigne tout de suite :
" Le père Clerc, nous dit-il, habite tout près de là, à la ferme Fayn. "
C'est un petit homme rondelet, à la figure rose et fraîche, couronnée de cheveux neigeux, qui moussent sous un béret basque. Le type même du jardinier avec son râteau à long manche et son tablier à bavette d'un indigo passé. Il s'avance vers nous, courbé un peu comme si cette terre vers laquelle il se pense si souvent, l'attirail encore. Un large sourire éclairé sa bonne face réjouie et ses yeux d'un bleu limpide rient entre les paupières que les ans ont fripées, lorsque nous faisons connaÎtre en exposant l'objet de notre visite :
" Quels vieux souvenirs vous me rappelez là, Monsieur ! de souvenirs qui remontent à plus de cinquante ans ! Ah ! j'étais jeune alors, et j'aimais rire, vous pouvez me croire ! "
Il  nous emmène dans le logement qu'il occupe à la ferme Fayn.
Confidences...
D'un placard, il tire un litre, deux verres, et nous nous asseyons l'un en face de l'autre, à sa grande tablke de cuisine, en dégustant un de ces vins du pays, un peu gros, mais fruité en diable et très savoureux.
Maintenant, le brave homme remonte le cours de ses souvenirs.
" Je suis né le 3 juin 1868, à Bourg-en-Bresse. je me suis marié en 1891. En 1893, je suis allé comme jardinier chez le père Lumière, à La Ciotat. J'y suis resté un an ou deux, puis je suis venu, toujours comme jardinier, travailler chez madame Lumière mère, dans la propriété de Monplaisir. J'ai travaillé ensuite à l'usine comme " débarrasseur ". J'ai acheté un petit café, chemin Feuillat. Ma femme le tenait pendant que j'étais à ma tâche.
" En 1918, je suis rentré à l'usine des carburateurs Zénith et j'y suis resté jusqu'en 1940. En 1941, mon gendre, qui habite Montélimar, m'a fait venir à Montboucher, et depuis je vis dans cette maison Fayn, où on me laisse libre de bricoler selon mes goûts et mon humeur. Je pardine, je garde les moutons ; je me trouve parfaitement heureux ici ".
... ET SOUVENIRS...
Comme nous lui demandons des souvenirs plus précis sur sa vie chez Lumière et sur son " activité cinématographique ", il ajoute :
" C'était le bon temps ! Le petit Edouard me faisait des misères. Edouard Lumière, le plus jeune des frères, qui trouve une mort glorieuse comme capitaine aviateur lors de la guerre de 1914-1918). J'étais en train d'arroser mes plates-bandes ou mes pelouses, lorsque le gamin (il était tout jeune alors), arrivait derrière moi à pas de loup. Il mettait le pied sur le caoutchouc. L'eau n'arrivait plus. Étonné (ou plutôt faisant semblant de l'être, car j'étais au courant, bien entendu), je regardais ma lance de tout près et l'examinais. C'est le moment que choisissait mon garnement pour enlever le pied du tuyau et le jet m'arrivait en pleine figure. Quelle douche ! Et ce n'était pas du chique, vous pouvez en être sûr !


Le Progrès, Lyon, samedi 16 et dimanche 17 mars 1946.

L'article apporte surtout des informations sur François Clerc, mais moins sur L'Arroseur et l'Arrosé. Ce qu'il nous apprend, c'est que le garnement qui arrose le jardinier n'est autre que le propre Édouard Lumière, le jeune frère des inventeurs. Trois ans plus tard, dans Allobroges, François Clerc va apporter quelques précisions complémentaires :

J'ai gardé, nous dit-il, un précieux souvenir du père Lumière établit à La Ciotat, et de ses trois enfants Louis, Auguste et ce petit diable d'Edouard. A cette époque, qui remonte disons vers 1890, Louis et Auguste Lumière, encouragés par leur père, travaillaient dur pour mettre au point une curieuse machine à photographier, munit [sic] d'une espèce de manivelle qu'il fallait tourner à la main pour que le tout donne quelque chose. Cette mise au point fut laborieuse, Louis, rongeant ses ongles et Auguste, le nez en l'air, cherchant, semblait-t-il, au ciel, la bonne inspiration.
Brusquement, un matin, un beau matin d'été, les deux jeunes gens vinrent me trouver au fond du jardin dans lequel je travaillais suvis de ce petit coquin d'Edouard, tous porteurs d'un extraordinaire attirail. Louis monta le trépied, Auguste ajusta dessus sa boîte à manivelle, tandis qu'Edouard allait chercher à quelques pas de là un tuyau d'arrosage. Il y avait là-dessous un mystère, un noir mystère dont je devais faire les frais, tout en me rehaussant, d'un seul coup, au rang de premier acteur de cinéma du monde. Lorsque tout fut installé, alors que Louis tenait déjà la petite manivelle de sa curieuse boîte, Auguste me dit : " François, prends le jet du tuyau et arrose devant toi sans te préoccuper de nous. Edouard, en pressant avec le pied sur le tuyau, te donnera ou t'enlèvera de l'eau ". Les choses se firent comme convenu et ce fut ainsi que j'arrosais par jets saccadés, l'eau me giclant parfois au visage pendant que Louis et Auguste faisaient tourner lentement leur fameuse manivelle, dirigeant continuellement de mon côté, l’œil de cette boîte, muni d'un verre.
A quelque temps de là, on me fit encore poser, couché dans l'herbe, jouant le rôle d'un homme endormi, ma main droite emplie de crème fraîche. Le petit Édouard était chargé de me chatouiller le nez du bout d'une paille, tandis que moi, croyant tuer une mouche d'une gifle, je lançais ma main, pleine de crème que j'écrasais contre mon visage. Peu après ce fut encore la dangereuse prise de vue du petit train de La Ciotat, arrivant à toute vapeur sur nous, la boîte à photographier, placés sur le ballast à quelques centimètres du convoi passant à toute vitesse.
A la suite de cette sortie, ce fut, durant de longs jours, le silence de mes jeunes patrons et la disparition complète de la boîte à malice. Un soir, cependant, Louis vint me trouver pour me faire pénétrer dans une pièce toute noire de la villa. Stupéfaction ! Un petit crépitement et, tout à coup, contre le mur, sur un drap de lit appliqué là, que devais-je voir ? un train, un terrible train surgit de la muraille lancé à toute vapeur, paraissant vouloir bondir dans la pièce. Ce méchant train disparu, Ciao !... c'est ma pomme ! moi-même en chair et en os, qu'on aurait cru, qui apparaît sur le drap de lit, arrosant paisiblement une plate-bande, recevant de temps à autre un jet d'eau au milieu du visage grâce aux mauvais tours que m'avait fait ce méchant galopin d'Edouard. Enfin, ce fut encore la scène de l'homme endormi avec sa poignée crème. C'était merveilleux, mirobolant ! Devant ma stupéfaction, Louis et Auguste Lumière pouffaient de rire, heureux et fiers également d'avoir réussi pareille invention.


Les Allobroges, Grenoble, mardi 21 juin 1949, p. 1-2.

François Clerc (Bourg-en-Bresse, 03/06/1868-Montélimar, 30/10/1952), fils de Denis, Joseph Clerc et Marie Napoly, exerce la profession de mécanicien au moment de son service militaire (Bourg, classe 1888, matricule nº 489 (Archives de l'Ain). Entre 1892 et 1900, il réside successivement à Saint-Cyr (3 novembre 1892), La Ciotat (6 mai 1893 : "chez Mathou, quartier de Vallat de Roubaud", Lyon (29 septembre 1894 : 133 rue de Grenoble chez Canque), Lyon (17 novembre 1895 : chemin de la Sablonnières, "Maison Poncet"), Lyon (12 septembre 1896 : chemin Guillaud), Lyon (16 septembre 1899 : 21, rue Saint-Gilbert, Lyon (19 mars 1900 : 63, Chemin Feuillat). Après avoir exercé la profession de cultivateur (1891), il devient jardinier (recensement 1896). Au recensement de 1906, il travaille comme jardinier pour les Lumière.

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François Clerc (1949)
Les Allobroges, Grenoble, mardi 21 juin 1949, p. 1.

Edouard Lumière (Lyon 2e, 18/11/1884-Saint-Sauveur, 17/04/1917), fils d'Antoine Lumière et de Joséphine Costille. Il est âgé de 12 ans en 1896.

Il reste difficile de savoir si François Clerc et Édouard Lumière figurent dans l'une des trois versions conservées. Edouard Lumière ne semble pas correspondre à " l'arroseur " des vues Le Jardinier et Arroseur et Arrosé (2). Dans la troisième vue, Arroseur et Arrosé (1), le garnement a à peu près la taille de l'arroseur. 

Léon Trotobas

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Léon Trotobas

Léon, Joseph Trotobas (Cassis, 07/09/1873-La Ciotat, 11/10/1971), fils de Marius Isidore Trotobas et de Marie Joséphine Revertigat exerce la profession de serrurier, à La Ciotat, au moment où il est appelé sous les drapeaux, en 1893 (Var, classe 1893, matricule nº 2467. Archives Départementales du Var). Il est incorporé au 111e régiment d'infanterie à compter du 12 novembre 1895 et passe dans la disponibilité de l'armée active le 22 septembre 1896.

La figure de Léon Trotobas a été révélée par Juliette Sartoris qui apporte les informations et remarques suivantes : 

Or le narrateur François Clerc se trompe, de bonne foi certes, mais il commet une confusion au détriment d'un authentique Ciotaden dont le nom se trouvera par la suite regrettablement occulté dans tous les ouvrages relatifs au début du cinéma. Car il a toujours été de notoriété publique, à La Ciotat, que l'un des deux premiers protagonistes de " L'Arroseur arrosé " était un garçon qui avait vu le jour à La Ciotat en 1873. Il se nommait Léon Trotobas et devait devenir, par la suite, le beau-père de M. Georges Romand qui, de 1977 à 1979, fut maire de la cité où il vit toujours. Toutefois, contrairement à ce qui s'est parfois écrit, Léon Trotobas ne tenait pas le rôle de l'Arroseur, mais celui de l'Espliègle qui appuie sur le tuyau.
M. Trotobas a eu maintes fois l'occasion de raconter son aventure cinématographique, puisqu'il est décédé alors qu'on s'apprêtait à fêter son centenaire, le 11 octobre 1971. Le même jours disparaissait à Lyon le fils d'Auguste Lumière, Henri, né en 1897. Comme les Lumière étaient des adeptes du " remake ", surtout à leurs débuts, expérience oblige, il se peut très bien que deux versions aient été tournées à La Ciotat, l'une avec Édouard, l'autre avec Trotobas qui, plus costaud à 22 ans qu'un gamin de 10 ans, devait mieux arriver à interrompre le jet.


Juliette Sartoris, La Ciotat, la famille Lumière et le cinématographe, La Ciotat, 1995.

Ces éléments appellent quelques commentaires. Si rien ne permet de confirmer les dires de François Clerc, rien ne permet non plus de les infirmer. La " notoriété publique " n'est pas en soi un élément de preuve. Les " aventures cinématographiques " de Léon Trotobas n'appartiennent, semble-t-il, qu'à la tradition orale. Des doutes subsistent également quant à la profession de Léon Trotobas en 1895, avant son départ pour le service militaire. Le seul élément tangible reste son âge - 22 ans en 1895 -, or le garnement d'Arroseur et Arrosé (1) a une taille équivalente à l'arroseur ce qui indique qu'il ne s'agit pas d'un enfant de 12 ou même de 14 ans.

Bilan

Il reste difficile de trancher entre ces différentes informations. Toutefois la plus ancienne et la moins personnelle (Le Progrès, 1929) est celle qui est la plus cohérente en fonction des éléments dont nous disposons et de la comparaison - toujours hasardeuse malgré tout - des vues animées et des portraits conservés.

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