Madrid au cinema

El espontáneo (1964) 

Topographie

Edificio España (Centro)

Oeuvre de Julián et José María Otamendi - propriétaires de la Compañía Inmobiliaria Metropolitana -, l'Edificio España, de style néo-baroque, commencé en 1948, fut inauguré en 1953. Il mesure 117 m sur 25 étages. Il a accueilli jusqu'en 2006, l'hôtel Crowne Plaza. Depuis, l'immeuble, racheté par le Banco de Santander, est resté inoccupé. En juin 2014, il a été acquis par Wang Jianlin, le magnat chinois de l'immobilier, propriétaire du groupe Dalian Wanda.

Paco est chasseur à l'hôtel Plaza.

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© 1964 AS Films / Ocean Films 

Despacho de Billetes [Calle de la Victoria, 3] (Centro)

Un bureau de réservation de billets pour la Plaza de Toros de Madrid. Ce bureau existe toujours sous le nom "La Central" et vend des billets également pour le football.

Le bureau est un des lieux essentiels du film.

 

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Calle de la Victoria (Centro)

Elle doit son nom au couvent de la Victoria qui fut démoli en 1836. Entre 1840 et 1845, elle prend le nom de Calle del Empecinado, en souvenir de Juan Martín, el empecinado (l'obstiné), rendu célèbre par ses exploits lors de la Guerre d'Indépendance.

Paco vient chercher des billets pour la corrida pour des clients de l'hôtel.

N.B. Il existe aujourd'hui la calle de Juan Martín, el empecinado dans le district d'Arganzuela.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Depósito de agua [Plaza de Castilla] (Chamartín)

Installation qui fait partie du Canal de Isabel II, le château d'eau est mis en route en 1945, mais il ne sera inauguré qu'en 1952.

Toujours habillé en chasseur, Paco revient chez lui.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Cine del Callao [Gran Vía, 39] (Centro)

L'un des premiers édifices destinés à une salle de spectacles par la société du pionnier du cinéma, Estanislao Bravo. Il est l'oeuvre de l'architecte Luis Gutiérrez Soto, qui choisit une façade la plus neutre possible afin de pouvoir y accueillir les affiches et la publicité des films que l'on y projetait. L'architecte s'inspira du Real Cinema de Teodoro de Anasagasti. La décoration intérieure fut l'oeuvre d'avant-gardistes (l'Autrichien Slavi Soucek et Bavarois Albert Wiegler). Construit en 1926, il coûta 1.250.000 ptas et peut accueillir 1300 personnes.

Paco passe devant le Cine del Callao pour aller voir la jeune fille qui travaille aux Galerías Preciados.

N.B. Le film à l'affiche est El juego de la verdad (José María Forqué, 1963) qui est sorti en septembre 1963.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Ocean Films [Av. Generalísimo, 66, 8º A] (Salamanca)

Maison de Production, en activité dans les années 60, et qui a co-produit le film El espontáneo.

Paco se rend à la maison de production Ocean Films, où de nombreux jeunes gens attendent leur audition pour un casting.

N.B. Sous le franquisme, le paseo de la Castellana avait pris le nom d'avenida del Generalísimo.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Museo del Prado (Retiro)

Le musée du Prado est le plus important d'Espagne et contient l'une des plus belles collections au monde. Les écoles espagnole, flamande, française, italienne et allemande y sont particulièrement bien représentées du XIVe au début du XIXe siècle. De style néoclassique, le bâtiment, construit à l'initiative du comte de Floridablanca, ministre de Charles III, ne fut terminé que sous Charles IV. Le musée ouvre au public en 1819. Après 1868, les collections sont devenues patrimoine national.

Une touriste américaine prend une photo de Paco, ce qui provoque une violente réaction de ce dernier.

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© 1964 AS Films / Ocean Films 

Galerías Preciados [Calle de Preciados] (Centro)

Célèbre chaîne de magasins fondée en 1943 par Pepín Fernández, elle doit son nom à la rue sur laquelle donnait le premier établissement situé sur la Plaza del Callao. L'édifice fut racheté par la FNAC en 1993. En 1995, les Galerías Preciados furent rachetées par el Corte Inglés, autre célèbre chaîne de magasins.

Paco regarde la jeune fille qui vient de sortir de Galerías Preciados où elle est employée.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

[à identifier]

Paco, qui travaille comme antenniste, se rend chez un peintre gay pour installer une antenne.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Monumento a Emilio Castelar [Plaza de Emilio Castelar] (Salamanca)

 Oeuvre de Mariano Belliure (1908), elle est financée par une souscription populaire. Au-dessus de la sculpture d'Emilio Castelar (1832-1899), homme politique, trône les trois Grâces  symbolisant la Liberté, l'Égalité et la Franternité.. La figure de la femme nue pourrait représenter l'Inspiration ou l'Éloquence. Troisi figures complètent le monument l'ouvrier (le travail), le soldat (la force) et l'étudiant (le savoir).

La bande de jeunes hommes chantent du flamenco au pied du monument. 

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Plaza San Juan de la Cruz (Chamberí)

La place doit son nom à l'église dédiée à San Juan de la Cruz.

Dans une voiture volée, les jeunes circulent dans la ville.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Calle Bailén (Centro)

Une des grandes artères de Madrid, elle est longée par les Jardines de Sabatini, la cathédrale de la Almudena, le Palacio Real et la Plaza de Oriente.

Au petit matin, les jeunes continuent à circuler sur la calle de Bailén. On aperçoit l'église San Francisco el Grande.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Distrito de la Latina

Paco et sa bande errent dans la zone d'Aluche.

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© 1964 AS Films / Ocean Films

El rastro (Centro)

Le mot "rastro" désignait autrefois le lieu où l'on tuait et l'on traînait les moutons. Aujourd'hui, on utilise le terme pour désigner les puces. Au XIVe siècle, il existait des friperies (rues Los Estudios, Cuervo et San Dámaso). En 1496, les tanneurs s'y installent et, vers la fin du XVIIe siècle, ils commencent à vendre les dépouilles animales, les peaux, les cuirs... Au siècle suivant, surgissent les vendeurs ambulants et au XIXe siècle, les abattoirs disparaissant, le Rastro se change en marché aux puces.

Paco se promène au Rastro. Sur un stand, on aperçoit un habit de lumière. 

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© 1964 AS Films / Ocean Films

Plaza de toros de las Ventas (Salamanca)

De style néo-mudéjar, les arènes de las Ventas, commencées en 1922, furent inaugurées en 1931. Dessinées par l'architecte José Espeliu, la décoration, à base d'azulejos, est due à Manuel Muñoz Monasterio. Elles peuvent accueillir presque 24 000 aficionados. Ce sont les 3e plus grandes au monde.

L'espontáneo (jeune homme qui, aux arènes, se lance spontanément pour toréer quelques instants) Paco a été motellement blessé. La foule sort des arènes. 
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© 1964 AS Films / Ocean Films

Fiche technique

Pays : Espagne

Durée : 96 min

Producteur : AS Films / Ocean Films

Metteur en scène : Jorge Grau

Scénario : Víctor Andrés Catena, Eduardo de Santis et Jorge Grau

Musique : Antonio Pérez Olea

Chef opérateur : Federico G. Larraya

Directeur artistique : Juan Alberto Soler et Vicente Criado

Interprètes : Luis Ferrín, Fernando Rey, Anabel Jordá, Ángel de Andrés

Résumé : Paco, un jeune chasseur dans un hôtel luxeux, est renvoyé et cherche un travail, mais sans succès. Il rêve d'une vie meilleure.