ROME

Jean-Claude SEGUIN

Rome est la capitale de l'Italie.

1896

Le Cinématographe Lumière d'Henri Le Lieure (Vicolo del Mortaro 17, 8 mars-[10 mai] 1896)

Le photographe Henri Le Lieure organise des séances de cinématographe à partir des premiers jours de mars.

rome 1896 03 08 cinematografo
Il Messaggero, Rome, dimanche 8 mars 1896.

Peu après l'inauguration, la Tribuna consacre un bref article au cinématographe:

Iesera, nello stabilimento fotografico "Le Lieure", al vicolo del Mortaro, avanti ad un pubblico sceltissimo, tra cui abbiamo notato il sindaco di Roma, con la sua signora, è stato inaugurato il Cinematografo, l'ultima originale invenzione che così clamoroso successo ebbe ultimamente a Parigi e in altre capitali d'Europa.
Si tratta -come avevano già annunziato - di scene mobili, riprodotte al naturale, a mezzo di fotografia, e con proiezioni luminose. Destarono la più viva sorpresa: un treno in arrivo alla stazione, con lo scendere ed il salire dei viaggiatori; una spiaggia di mare, con i bagnanti che si tuffano nelle onde; ed una via di Parigi, coi passeggi di omnibus, vetture, signore, ecc.


Tribuna, Rome, [xx] mars 1896. Cité dans BERNARDINI, 1980: p. 25.

Les séances vont se prolonger  jusqu'au mois de mai.

Le Cinématographe Lumière (Via del Corso, nº 393, [27] septembre-décembre 1896)

Un cinématographe Lumière est installé, dès la fin du mois de septembre, dans un café, la Birreria Bavaria, au nº 393 de la via del Corso.

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Birreria bavaria "Pschorrbräu", Corso 393-394, Rome, (c. 1903).

C'est bien Henri Boisson qui en est le concessionnaire comme on peut le lire sur un programme datant de la fin de l'année 1896.

rome 1896 12 cinematografoVia del Corso 393, Programme, fin 1896.

D'après les informations contenues dans la correspondance de Pierre Chapuis, Henri Boisson cède sa concession pour l'Italie du Sud à Vittorio Calcina. Au moment où il écrit sa lettre, Boisson est déjà parti. Comme on peut également le lire, les conditions d'installation du cinématographe laissent à désirer :

Lucie t'a peut-être dit déjà que mon poste était dédoublé et que je partais le 5 ou le 6 janvier 97 à Rome où nous allons nous arrêter 3 ou 4 jours pour réorganiser le poste qui y est déjà et qui appartenait à Boisson un de Lyon et qu a cédé la concession de l'Italie du Sud à M. Calcina lequel est paraît-il salement installé. Les projections se font dans un café et sur la porte d'entrée les affiches du cinémato et autres se mêlent aux enseignes du café qui ne l'est plus, ainsi tu vois de là le coup d'oeil: café, cinémato, [cavalunus], birra, vino, Lumière. Enfin, c'est tellement épatant que lorsque M. Calcina est allé à Rome pour les fêtes du mariage du prince de Naples, il a voulu photographier la devanture, et dans quelques jours je pourrai t'en envoyer une épreuve. Il y aussi une petite boîte à musique qu'on remonte avec une clef. Enfin, fa pa niente, ça changera de tournure, car M. Calcina pour ses installations fait des frais.


Pierre Chapuis, Lettre, Turin, 29 décembre 1896.

Le salon rouvre à cette époque-là.

Le cinématographe (Caffè-concerto Orfeo, <5> octobre 1896)

Le Cinegrafoscopio (Caffè-concerto Olympia, 17-21 octobre 1896)

Le Vitascope Edison (Museo Le Lieure, 11 novembre-31 décembre 1896) → 1897

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