DIEPPE

Jean-Claude SEGUIN

Dieppe,commune de la Seine-Inférieure (auj. Seine Maritime), compte 23.000 (1894).

1896

Le Cinématographe (24-27 septembre 1896, Grande Brasserie)

Le Cinématographe qui arrive à Dieppe vers la fin du mois de septembre s'installe à la Grande Brasserie pour quatre soirées :

Le Cinématographe.-Nous allons donc avoir à Dieppe des séances de photographie animée. On sait quel succès elles ont obtenu partout où elles ont été données, notamment à Paris et à Rouen.
C'est à la Grande Brasserie, que pendant quatre soirées, à partir d'hier ont lieu ces séances.
C'est une découverte des plus intéressantes. La vue de ces photographies, animées au point de donner l'illusion absolue de la vie réelle, est non seulement curieuse, mais attrayante.
Il n'est pas besoin d'être prophète pour assurer que le Cinématographe aura autant de succès à Dieppe que dans toutes les villes où il a été expérimenté.


La Vigie de Dieppe, Dieppe, 25 septembre 1896, p. 2.

L'origine de l'appareil et le nom du propriétaire ne sont pas connus.

Cinématographe (Place Saint-Jacques, [5]-[13] décembre 1896)

Pour la foire d'hiver qui commence le 1er décembre et dure quinze jours, un cinématographe propose des vues animées :

Foire
[...]
Place Saint-Jacques, un superbe magène de chevaux galopants, le Cinématographe, de nombreux tirs.


L'Impartial, Dieppe, 5 décembre 1896.

Peu d'informations jusqu'à la dernière annonce publiée dans Le Journal de Dieppe dans son édition du 13 décembre 1896.

1897

Le Chronophotographe de Grenier (Foire, 2-[15] décembre 1897)

Le forain Ernest Grenier est connu pour ses séances cinématographiques organisées grâce à un chronophotographe Gaumont. En octobre, il a installé sa loge foraine à Rouen, à l'occasion de la foire de Saint-Romain. Pour la foire de décembre de Dieppe, il est également présent :

LA FOIRE DE DÉCEMBRE
[...]
La foire de décembre qui, officiellement, est ouverte depuis le 28 novembre, ne l'est, de fait, que depuis dimanche dernier. Certainement, la tempête que nous avons eue à essuyer a été pour beaucoup dans ce retard, en forçant les forains à interrompre la construction de leurs loges ou en causant quelques dégâts à ceux qui étaient déjà installés.
Le temps, dimanche, était plus propice, quoique froid, et, dans l'après-midi, le mouvement a été très grand sur la place du Marché aux Bestiaux et sur la place Saint-Jacques.
Une grande partie de la population, sinon toute la population, a défilé devant les baraques, et les loges à spectacles ont été prises d'assaut.
Ce genre d'attractions est toujours fort suivi, et avec raison, car quel que soit le spectacle représenté, tous peuvent y aller, grands et petits ; les grands y trouvent un délassement et apprécient souvent de vrais artistes, les petits s'y trouvent transportés dans le pays des rêves et du mystérieux, y rient, s'y amusent et quelque fois y trouvent un supplément d'instruction, qui ne peut leur nuire, et tout cela, en général, pour des prix dérisoires.
Une des nouveautés scientifiques, de cette année, est le Chronophotographe Grenier.
Cet établissement qui a été un des plus visités de la foire Saint-Romain, à Rouen, mérite certainement que l'on s'y arrête la durée d'une représentation : une demi-heure, pendant laquelle défile devant vous une douzaine de tableaux animés, que, par un procédé à lui, M. Grenier a coloriés, ce qui ajoute un nouveau charme à l'ancien cinématographe.
Mais ce qui est surtout très drôle à voir, c'est le train en gare de Ménilmontant où par un procédé spécial, M. Grenier nous représente les voyageurs marchant à reculons et se précipitant en arrière dans les compartiments où ils montent : cette scène est vraiment désopilante, malheureusement elle ne dure pas assez longtemps.
L'éclairage de l'appareil et de la salle est obtenu par un charmant petit moteur de six chevaux, et gros comme rien, que du reste l'on peut voir du dehors...


La Vigie de Dieppe, Dieppe, mardi 7 décembre 1897, p. 1.

Ce qui retient l'attention du journaliste, mais aussi du public, c'est la vue à rebours qui provoque toute le rire et les opérateurs ne se privent pas d'utiliser ce truc avec succès. La loge d'Ernest Grenier quitte Dieppe à la fin de la foire de décembre.

1898

1899

1900

1901

1902

1903

1904

1905

Le Cinématographe automobile (2 août 1905)

Une voiture de la société " le Cinématographe automobile ", une entreprise originale d'Alfred Bréard accompagne le Concours de Véhicules Industriels, organisé par l'Automobile Club de France du 28 juillet au 8 août 1905, qui conduit les voitures de Paris  à Compiègne, puis à Amiens, Dieppe, Le Havre et retour à Paris. Une séance est proposée le 2 août 1905, au Casino :

CONCOURS INTERNATIONAL DE VÉHICULES AUTOMOBILES
[...]
Mercredi 2 août. A Dieppe
[...]
9 heures : Feu d'artifice, représentation du cinématographe automobile au Casino.


Le Chauffeur, 1 août 1905, p. 282.

Le Cinématographe se rend ensuite au Havre.

1906

 

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