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- Création : 24 mars 2015
- Mis à jour : 11 décembre 2025
- Publication : 24 mars 2015
- Affichages : 23183
Ambroise-François PARNALAND
(Tournus, 1854-Paris, 1913)
Jean-Claude SEGUIN
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Claude, Marie Parnaland (Romenay, 08/12/1821-Montchanin, 09/07/1879) épouse Antoinette, Joséphine Charlot ([1833]-≥1890) . Descendance:
- François, Ambroise Parnaland (Tournus, 15/02/1854-Paris 1er, 23/05/1913) épouse (Paris 11e, 09/04/1890) Louise, Marie, Angélique Rigaud (Paris 20e, 13/04/1862-Paris 5e, 29/05/1940). Descendance :
- Maurice, Pierre, Joseph Parnaland (Paris 11e, 26/06/1891-Viarmes, 16/02/1956)
- épouse (Paris 19e, 13/11/1915) Isabelle, Émilie, Irma Merré (Paris 19e, 26/09/1894-Egleny, 12/08/1986). Descendance :
- Gisèle, Marguerite, Léonie Parnaland (Montrouge, 02/10/1918-)
- épouse (Viarmes, 06/11/1937) Juliette, Alphonsine Mauger (1893-1967)
- épouse (Paris 19e, 13/11/1915) Isabelle, Émilie, Irma Merré (Paris 19e, 26/09/1894-Egleny, 12/08/1986). Descendance :
- Lucie, Ernestine Parnaland (Paris 1er, 09/11/1894-Courbevoie, 26/01/1970)
- épouse (. Divorce ) Lucien, Jacques Demefve (Varangéville, 21/01/1893-Paris 14e, 07/08/1937). Descendance:
- enfant sans vie (Nancy, 12/07/1917)
- épouse (Paris 6e, 25/10/1927. Divorce : Seine, 20/11/1929) Pierre, Louis Rouillé (Fouras, 07/08/1894). Descendance :
- enfant sans vie (Paris 16e, 31/08/1928)
- épouse (Palaiseau, 21/03/1931) Jean, Antoine Miginiac (Tulle, 04/05/1890-Paris 14e, 31/01/1951)
- épouse (Paris 14e, 27/07/1946) Alfred Renaud (Eaubonne, [1892]-Clermont, 16/12/1962)
- épouse (. Divorce ) Lucien, Jacques Demefve (Varangéville, 21/01/1893-Paris 14e, 07/08/1937). Descendance:
- Maurice, Pierre, Joseph Parnaland (Paris 11e, 26/06/1891-Viarmes, 16/02/1956)
- Louis, Émile Parnaland (Tournus, 20/05/1862-Chaumontel, 08/06/1929) épouse (Chaumontel, 11/12/1890) Amélie, Prudence Guibert (Chaumontel, 14/09/1861-Chaumontel, 17/11/1947). Descendance :
- Louis, Joseph, Antoine Parnaland (Chaumontel, 22/11/1891-Chaumontel, 19/10/1892).
- Louis, François, Joseph Parnaland (Chaumontel, 17/10/1893-Sainte-Menehould, 02/10/1914)
- Marcel, Georges, Paul Parnaland (Chaumontel, 18/01/1896-Luzarches, 24/03/1986) épouse Madeleine, Françoise, Élisabeth Rigaud (Cambrai, 15/09/1896-[1984])
- Charlotte, Thérèse, Lucie Parnaland (Paris 6e, 06/06/1898-Gouvieux, 08/05/1971) épouse (Coye-la-Forêt, 27/11/1948) Eugène, Pierre, Marie Rion.
- Charles, Victor, Marcel Parnaland (Chaumontel, 28/07/1900-Chaumontel, 12/02/1974) épouse (Paris 6e, 21/04/1934) Emilienne, Albertine, Georgette Patte (Chaumontel, 27/07/1905-)
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Les origines (1854-1895)
Fils d'un marchand, peintre, puis comptable, François Parnaland passe son enfance à Tournus (1854-[1866]) (67, rue du Centre) où naît son frère Louis, puis à Chalon ([1872-1874]). Il s'engage pour 5 ans dans l'armée, et part au 36e bataillon d'artillerie (29 mars 1875). Brigadier-fourrier (15 février 1876), puis Maréchal des Logis (10 novembre 1876). À la mort de son père, devenu " fils aîné de veuve ", il passe dans la disponibilité, puis dans la réserve de l'armée active (29 mars 1880). La mère et ses deux fils vivent alors à Montchanin ([1879]-[1883]), avant de s'installer dans la région parisienne. On lui connaît plusieurs adresses à partir de 1884 : 12, Cité Guénot, 236, rue de Vaugirard, 8, rue des Grands Degrés, 89, Boulevard Voltaire ([1890]-[1891]), 5, rue Saint-Denis ([1894]), 42, boulevard Bonne Nouvelle (1896). Ambroise-François Parnaland exerce la profession de " professeur de comptabilité ", au moins à partir de 1890, puis d'expert comptable (1894).

Annuaire-Almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature..., Paris, 1890, p. 389
Ambroise-François Parnaland s'intéresse à la photographie dès 1888. Il présente, en effet, une invention dont il semble vouloir garder le secret :
M. A.-F. PARNALAND présente à la Société des épreuves vitrifiées sur porcelaine et sur faïence.
M. Parnaland ne faisant pas connaître le procédé employé, la Société se borne à lui donne acte de sa présentation."
Procès verbal de la séance du 3 août 1888 ", Bulletin de la Société Française de Photographie, Paris, 1888, p. 206.
Son frère Louis, ancien compagnon, installé à Chaumontel figure dans les documents comme mécanicien et développe une activité d'inventeur dès 1892. Avec Ambroise-François, ils vont fonder la société "Parnaland frères", en nom collectif, par un acte fait à Paris le 24 avril 1895, " ayant pour objet l'exploitation d'un atelier de construction et de réparations mécaniques, ainsi que l'exploitation de tous brevets pris ou à prendre, avec siège à Paris, 5, bl. Saint-Denis. " La société, formée pour une durée de 15 ans, a un capital de 20,000 fr. (Archives de Paris. D31U3 751. Enregistré 11/05/1895).
Le cinématographe (1896-1906)
Les brevets et les premières exploitations (1896-1897)
Dès les premières projections du cinématographe connues, Ambroise-François Parnaland va se lancer dans l'invention de plusieurs appareils chronophotographiques. Au cours de l'année 1896, il ne dépose pas moins de quatre brevets. Le premier, dès le 25 février 1896 (nº 254249), a pour objet un " nouvel appareil photographique pouvant également être employé comme appareil chronophotographique, dit : Photothéagraphe. Pour précoce qu'elle soit, l'invention pèche sur différents points. Elle s'appuie sur les travaux de Marey et Demenÿ, mais sans prendre en compte les autres inventions réalisées, elle n'est pas réversible, elle utilise de la pellicule non perforée... Resté à simple état de projet ou peut-être de prototype, le "photothéagraphe " n'a aucune application pratique ou commerciale. Quelques jours plus Parnaland dépose un nouveau brevet (nº 254540) le 5 mars 1896 pour un " appareil de reproduction de scènes animées, d'après des vues enregistrées chronophotographiquement, dit Le Kinébléposcope ". Dans ce cas, il s'agit de reprendre le brevet de 1892 de Demenÿ, sans aucune amélioration déterminante. Ça n'est finalement qu'en mai qu'Ambroise-François Parnaland (brevet 256140, 6 mai 1896 ; brevet britannique nº 10006, 11 mai 1896 ; brevet espagnol nº19062, 13 mai 1896) va proposer un appareil réversible comme il en existe déjà plusieurs sur le marché : " L'appareil qui fait l'objet de la présente demande de brevet d'invention est destiné à être employé aussi bien comme appareil chronophotographique pour l'enregistrement des divers mouvements ou scènes de sujets animés que comme appareil de projection des dites scènes en vue de la réalisation de l'illusion du mouvement. " L'invention est désormais plus conforme à l'état des recherches en la matière et elle va donner lieu, dès le mois de juin, à un nouveau projet d'appareil réversible (brevet nº 257.089, 9 juin 1896 ; brevet britannique nº 13642, 20 juin 1896 ; brevet espagnol nº 19272, 25 juin 1896), que l'on peut considérer comme l'aboutissement d'une première étape de recherches dans le domaine de la cinématographie.
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| Brevet 256140, 6 mai 1896 © INPI |
Brevet nº 257.089, 9 juin 1896 © INPI |
Encore faut-il pouvoir vendre l'invention, ce qui n'est pas aisé. Face à une concurrence très active, il n'y a pas toujours l'espace nécessaire pour un nouveau venu. Les frères Parnaland vont donc redoubler d'efforts pour commercialiser leurs appareils cinématographiques. Si le siège de la société " Parnaland Frères " se trouve bien à Paris, l'usine est installée à Chaumontel, là où réside Louis Parnaland.
Annuaire-Almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature..., Paris, 1897, p. 2055.
Si la diffusion de ce dernier appareil semble avoir été limitée, nous disposons malgré tout d'un long article sur ce cinématographe qui est présenté à Louviers en octobre 1896 :
Louviers. — Le cinématographe. — Le cinématographe, un instrument inventé tout réce mment, vient de faire son apparition dans le département de l’Eure. C'est à la foire de Louviers qu’il a été exhibé pour la première fois, mais il est certain qu’Evreux, Bernay, etc., le posséderont d’ici peu. MM. Parnaland et Trosley sont les barnums de ce nouveau spectacle scientifique.
Sur un écran, on voit se présenter des scènes animées, par exemple une rue de Paris avec le mouvement de ses voitures et de ses passants, l’arrivée d’un train en gare, la sortie des ouvriers de M. Paul Breton à Louviers.
Comme nos lecteurs le savent sans doute, le cinématographe est une modification du kinétoscope inventé, il y a deux ans, par Edison.
Ces deux instruments reposent sur la propriété que possède l’œil de conserver pendant un vingtième de seconde environ l’image d’un objet après que cet objet a disparu. La photographie instantanée permettant de prendre en une seconde de 15 à 20 vues successives d’un objet en mouvement, il suffit ensuite de faire passer sous les yeux en une seconde ces 15 ou 20 photographies pour avoir l’illusion du mouvement sans solution de continuité.
Nos lecteurs ont peut-être vu ces vieux jouets dans lesquels des silhouettes tournent dans un cylindre percé de petites ouvertures. Par la combinaison de ces silhouettes on voit un enfant sauter à la corde, un cheval galoper, etc. G’est l’application du même principe d’optique qui est utilisé pour ce jouet et pour le kinétoscope ou le cinématographe.
Le kinétoscope est pour l’œil ce que le phonographe est pour l’oreille. Le premier grave le mouvement, tandis que le second grave le son. Edison cherche même en ce moment le moyen de combiner les deux appareils de telle sorte que lorsqu’on entendra par exemple un acteur déclamer une comédie, on puisse en même temps voir son image faire les gestes correspondants.
Le kinétoscope diffère peu du cinématographe. Dans le kinétoscope on voit les photographies grossies par le stéréoscope ; dans le cinématographe, inventé par M. Lumière, photographe lyonnais, on voit les photographies par projection sur écran comme dans la lanterne magique. Les photographies dans les deux cas sont alignées sur une longue bande de gélatine transparente comme du verre. La bande constituant la sortie des ateliers de M. Breton à Louviers a une longueur de 22 mètres et elle contient environ 1,000 photographies ayant chacune 3 centimètres de largeur et 2 centimètres de hauteur.
Chaque photographie est naturellement fort peu différente de ses voisines puisqu’elles reproduisent chacune une phase du mouvement qui n’est séparée de la suivante que par un quinzième de seconde.
La bande de gélatine est entraînée non pas d’un mouvement continu, mais avec des arrêts correspondants au passage de chaque photographie devant l’objectif. Un obturateur ferme tous les instants intermédiaires. L’appareil qu’a construit M. Parnaland diffère de l’appareil Lumière dans le mécanisme qui produit ce mouvement interrompu 15 ou 20 fois par seconde. Il nous faudrait trop d’explications pour donner une idée même imparfaite de la modification ingénieuse de M. Parnaland.
Les projections sont éclairées à la lumière Drummond ; cette lumière aussi vive que la lumière électrique mais moins fixe est produite par la flamme d’un mélange d’oxygène et de gaz d’éclairage projetée sur un morceau de craie.
L’appareil de MM. Parnaland et Trosley fonctionne très bien ; malheureusement les projections ne sont pas parfaites pour une foule de causes qui tiennent presque toutes à une installation sommaire destinée à être transportée de ville en ville.
Journal d'Évreux et du département de l'Eure, Évreux, 3 octobre 1896, p. 3.
M. Trosley - dont l'origine pourrait être normande - semble exploiter ponctuellement l'appareil de Parnaland. Les explications techniques n'apportent aucun éclaircissement particulier, mais en revanche nous connaissons au moins le titre d'une vue animée. Le 19 mai 1897, les frères Parnaland déposent une marque pour des appareils cinématographiques.

Marque FP. Société Parnaland frères
Photographie et Lithographie 1895-1901
Source: INPI
Deux appareils - le Cinépar et le Papyroscope - sont mis en vente dès la fin de l'année 1897, mais on ignore réellement l'impact de cette commercialisation. Les deux nouveaux noms semblent plutôt des " marques " (non enregistrées), car les frères Parnaland n'ont pas déposé de brevets au cours de l'année 1897.
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| Annuaire-Almanach du commerce, Paris, 1898, p. 1287 | |
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| Cinépar (nº 80 E) inventaire: AP-95-1398 © La Cinémathèque française |
Projecteur "Le Cinepar " à perforation centrale (c. 1897) 52 x 21,5 x 31 cm © Musée du Cinéma, Collection Tomàs Mallol, Gérone |
L'accueil réservé aux appareils Parnaland semble avoir été pour le moins tiède. Ainsi, les projections réalisées avec l'un des cinématographes de la société sont tout à fait exceptionnelles entre 1896 et 1900. Cette quasi-absence de traces ne signifie pas l'inexistence d'une commercialisation ou d'une exploitation, mais elle trahit malgré tout l'écho limité des appareils Parnaland dans les dernières années du dix-neuvième. siècle. L'entreprise fournit pourtant des films avec des perforations Edison, Lumière ou Parnaland.
La collaboration avec le docteur Doyen (juin-décembre 1898)
Le docteur Eugène Doyen, figure controversée de la chirurgie française, est l'un des tout premiers à avoir souhaité, à des fins pédagogiques, filmer les interventions qu'il effectue dans le cadre de sa clinique privée. Les conditions sont enfin réunies dans les premiers mois de l'année 1898 et Eugène Doyen va donc prendre contact avec Clément-Maurice, un photographe connu pour avoir été l'un des pionniers du cinématographe et avoir travaillé avec les Lumière. Considérant sans doute que le défi à relever est risqué, Clément-Maurice propose de doubler le tournage avec la complicité d'Ambroise-François Parnaland :
C'est en effet en 1898 que le Dr Doyen, après s'être renseigné sur les opérateurs les plus habiles de Paris, s'adressa à M. Clément-Maurice, qui à cette époque était installé comme photographe, boulevard des Italiens, dans un atelier qui portait le nom d'atelier Tourtin.
À cette époque le cinématographe était encore loin d'avoir atteint la perfection d'aujourd'hui ; et M. Clément-Maurice amena avec lui, dans la clinique du docteur, M. Parnaland, un autre professionnel du cinématographe.
Ces deux messieurs, munis chacun d'un appareil, prirent simultanément les cinématographies des mêmes opérations, de manière que l'une d'elles pût suppléer aux imperfections de l'autre.
Plaidoirie, 8.
Dès lors, il s'agit d'attendre certaines interventions chirurgicales qui vont se présenter, en juin 1898, pour que les deux opérateurs les filment simultanément. Le tournage a lieu au 34, avenue d'Iéna, là où se trouve le cabinet du Docteur Doyen. Le choix se porte sur deux opérations qui ont déjà fait la réputation du chirurgien :
Les premières opérations que nous avons photographiées au cinématographe furent une craniectomie et une hystérectomie abdominale. Les pellicules obtenues par M. Clément-Maurice, avec l'appareil Lumière, et par M. Parnalland [sic], avec un appareil de son invention, furent assez satisfaisantes pour démontrer d'emblée toute la valeur du nouveau mode d'enseignement.
Dr Doyen, " Le Cinématographe et l'enseignement de la chirurgie ", Revue critique de médecine et de chirurgie, 1re année, nº 1, 15 août 1899, p. 2 et La Science française, 4 août 1899, p. 146..
Dans les mois qui suivent, toujours avec la complicité de Clément-Maurice et de Parnaland, Doyen va donner sa première conférence avec le soutien du cinématographe dans l'Hôtel des Sociétés Savantes de Paris. Il utilise semble-t-il l'appareil de Parnaland :
Le cinématographe dont se sert le docteur Doyen pour illustrer sa conférence avait été spécialement fabriqué par MM. Parnalaud [sic]. Cet appareil donne des images d'une fixité et d'une netteté remarquables. Grâce à lui la trépidation, si gênante pour l’œil est presque totalement supprimée.
Journal de Monaco, 25 octobre 1898, p. 2.
Mais que se passe-t-il du côté des deux opérateurs, à la fin de l'année 1898 ? Jusqu'alors Clément-Maurice et Ambroise-François Parnaland semblent avoir continué à tourner leurs films respectifs. Dès lors que les réserves initiales sur la qualité des appareils se lèvent, la présence des deux hommes ne se justifie plus vraiment. Le docteur Doyen pencherait pour le second opérateur. C'est en tout cas ce que suppose son avocat, Maître Desjardin :
Nous sommes à la fin de 1898, le 2 décembre, le Dr Doyen est depuis le mois de juin en pourparlers avec Clément-Maurice et Parnaland. Il semble à cette époque vouloir laisser de côté Clément Maurice pour traiter avec Parnaland. Celui-ci lui a même remis un projet de traité, écrit à la machine à écrire, et le Docteur le lui a renvoyé avec des additions écrites de sa main de médecin, à peu près illisibles : " Si vous ne pouvez pas bien lire mes additions à votre projet de traité, je vous les lirai moi-même."
Plaidoirie, 25.
La lecture du courrier du 2 décembre 1898 dont il est fait mention tend à montrer qu'en effet, un rapprochement se produit entre Doyen et Parnaland à la fin de l'année 1898 :
[2 décembre 1898]
Cher Monsieur,
J'ai déjà fait la notice pour la craniectomie. Avez-vous le temps lundi, l'après-midi, de me montrer, rue d'Assas, tous vos négatifs ? Nous déciderons ceux qui sont bons ; s'il y en a à couper... C'est pourquoi je veux tout revoir... Si vous ne pouvez pas bien lire mes additions à notre projet de traité, je vous les lirai moi-même. Comme appareil, je désire un projecteur fixe et un de vos petits modèles pour prendre les négatifs... Vous remarquerez que je m'interdis le trafic des bandes et vous remettrai à développer et en dépôt les négatifs qu'il pourrait m'arriver de faire en votre absence.
Votre bien dévoué,
Signé . Docteur Doyen.
Lettre reproduite dans Plaidoirie, 25.
Si le projet d'un contrat entre Eugène Doyen et Parnaland a bien existé, en revanche, il n'y a pas de trace d'une convention quelconque comme le montrera le procès qui opposera les deux hommes - voir infra - quelques années plus tard. Maître Desjardin, avocat du demandeur, donne son explication sur la " rupture " entre les deux hommes :
M. le Dr Doyen, effrayé des prétentions et des allures de M. Parnaland, n'a pas voulu traiter avec lui, et a cessé toutes relations avec lui depuis cette époque. Il a, au contraire, traité avec M. Clément-Maurice ; et nous savons comment, celui-ci, ayant cédé son atelier de photographie du boulevard des Italiens en avril 1899, a été tout aussitôt attaché à la Clinique du Docteur, et est devenu le directeur de ses laboratoires de Radiographie et de Cinématographie.
Plaidoirie, 27.
C'est ainsi que prend fin la collaboration entre Doyen et Parnaland, dans les premiers mois de l'année 1899. Combien de films ce dernier a-t-il finalement tourné entre juin et décembre 1898 ? :
[...] six opérations différentes furent en même cinématographiées par deux opérateurs, Clément Maurice et Parnaland, avec deux appareils différents de manière qu'une épreuve défectueuse pût être suppléée par la seconde.Tribunal civil de la Seine, 3e ch. Audience du 10 février 1905-Doyen c. Parnaland et Société générale des phonographes, etc.
Retranscrit dans Le Droit d'auteur, 18e année, nº 6, 15 juin 1905, p. 76.
Six opérations, tel est le chiffre que retient le tribunal de la Seine lors du procès... Il reste malgré tout des incertitudes difficiles à lever.
La production et l'exploitation cinématographiques (1899-1903)
Au début de l'année 1899, Ambroise-François Parnaland dépose un nouveau complément à son brevet de 1896 :
257.089.-28 février 1899.-PARNALAND, représenté par la Société Marillier et Robelet, boulevard Bonne-Nouvelle, 42, paris.-Certificat d'addition au brevet pris, le 9 juin 1886 [sic], pour appareil pour la reproduction chronophotographique et la projection des scènes animées.
Le Bulletin de la presse française et étrangère, 22 juin 1899, p. 781.
Le nom de l'appareil "Le Cinépar" apparaît également dans la presse spécialisée associé à l'entreprise "Parnaland Frères" (98, rue d'Assas)

Les Inventions illustrées, nº 6, août 1899.
Si la production de vues animées date de 1896, il semble que son réel développement soit à situer vers 1900, c'est-à-dire à partir du moment où les deux frères se séparent et que seul A. F. Parnaland reprend les affaires à son compte à une nouvelle adresse : 5, rue de la Santé. C'est à cette date que commencent à apparaître les premières annonces dans la presse spécialisée d'une production de "sujets très variés (historiques, comiques à Transformations)".

L'Industriel forain, nº 559, 21-28 avril 1900, p. 3.
L'année d'après, sort le - premier ? - catalogue Parnaland qui regroupe plus de 400 vues dont un certain nombre provient d'autres éditeurs de film.

A. Parnaland au Greffier du Tribunal de Commerce (Paris), Paris, 29 MARs 1901.
Archives de Paris (D31U3 751)
Selon certaines coupures de presse, Ambroise-François Parnaland a travaillé comme cinématographiste pour le Royal Viograph de Constantin Daue. C'est le cas à Dijon, au cirque du Tivoli :
AU CIRQUE DU TIVOLI
Dijon cinématographié
Décidément le Royal Viograph a décidé de nous conduire d’étonnement en étonnement. Il corse le programme entièrement renouvelé de ses spectacles d'un numéro tout simplement sensationnel, et pour cause : il s’agit de vues cinématographiques prises tout récemment à Dijon et qui seront données, à partir de ce soir mardi, au Cirque du Tivoli.
Dans cet ordre d’idées, on annonce un panorama de la place Darcy, de la rue de la Liberté, de la place Saint-Etienne, de la place Saint-Pierre, pris en tramway par l’opérateur du Viograph. Citons encore un grand nombre de vues animées prises à la manufacture des biscuits Pernot ; la sortie de la manufacture des tabacs ; la sortie du Cirque, après la matinée du jeudi, et, numéro particulièrement intéressant et réussi, paraît-il, à la perfection, l’entrée du conseil général, dont la reproduction sera accompagnée, par l’orchestre, du Salut à la Bourgogne, de M. Stoupan.
Ajoutons enfin que l’administration du Royal-Viograph s’est procuré les clichés photographiques de la dernière fête des écoles, fertile comme on sait, en visions inoubliables. En ce qui concerne ce merveilleux souvenir d'une belle journée, il n’y a qu'un regret à formuler, c'est que le savant opérateur du Viograph, M. Parnaland, n'ait pas pu prendre ces vues au moment de l'action. Mais quand il vit les photographies, son premier mot fut de dire : " Je viendrai quand on recommencera. "
Depuis bientôt quinze jours que le Royal-Viograph est installé, l’immense salle du Cirque n’a pas désempli. Ce soir l’assistance sera, si possible, plus nombreuse encore à cause de l’intérêt tout spécial qu’offrira Dijon cinématographié.
Et il en sera de même pour les représentations suivantes, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter, puisque le directeur, M. de Daue, a l’intention de réserver sa meilleure soirée au profit d’une œuvre de bienfaisance.
Le Progrès de la Côte-d'Or, Dijon, 23 avril 1901, p. 2.
Si les deux frères se sont séparés, ils continuent parfois à travailler ensemble, en particulier lors d'événements locaux comme la soirée donnée par les Dames Françaises à Luzarches (10 novembre 1901).

L'Indicateur des foires, fêtes, marchés..., Paris, A. Lahure Éditeurs, 1902, p. 238.
Grâce aux documents relatifs au procès dont il fera l'objet (1905), nous savons qu'Ambroise-François Parnaland est en contact avec les maisons Pathé, Mendel et Radiguet & Massiot afin de commercialiser les vues animées qu'il a prises lors des opérations réalisées par le docteur Doyen. Dans le cadre de ses activités d'inventeur, il est également à l'origine de l'appareil cinématographique de la société Radiguet & Massiot, breveté le 19 novembre 1902, comme le rappelle L'Année photographique (1903) :
Cinématographe R et M.-MM. Radiguet et Massiot ont construit, sur les indications de M. Parnaland, un modèle de cinématographe robuste et très simple, qui a pris place parmi les meilleurs types actuellement connus.
L. P. CLERC, "Cinématographe R et M." dans L. P. CLERC, L'Année photographique 1903, Paris, Charles Mendel, 1904, p. 222-227.
François-Ambriose Parnaland est également l'exploitant du Diorama du théâtre des Variétés d'après l'acte de fondation de la société Parnaland et Ventujol : "Monsieur Parnaland aura le droit de continuer dans son intérêt exclusif l'exploitation du Diorama des Variétés." On sait par ailleurs qu'il diffuse sa publicité au-delà des frontières.
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| L'Industriel forain, 12-19 septembre 1903, p. 4 | La ilustración española y americana, Madrid, 15 août 1903, p. 15. |
La Société en nom collectif Parnaland et Ventujol (1904-1906)
Le 15 janvier 1904, Ambroise-François Parnaland et Emmanuel Ventujol signent les statuts de la nouvelle société en nom collectif dont la raison sociale est " Parnaland et Ventujol" qui a pour objet "l'exploitation de la photographie, du cinématographe et de tout ce qui s'y rattache". En outre, sa durée est fixée à vingt ans. Les apports des deux fondateurs sont les suivants :
Monsieur PARNALAND apporte à la Société ses connaissances techniques, ses relations, un matériel de photographe et un matériel destiné à l'exploitation du cinématographe, une quantité de clichés de toutes sortes, de décors et d'appareils divers, en un mot tout ce qui existe actuellement, 30, ru Le Brun.
Le tout évalué d'un commun accord avec Monsieur VENTUJOL à la somme de Dix Mille francs.
Il apporte en outre le droit au bail des lieux, où il exerce actuellement sa profession, comprenant 1º un corps de bâtiment à usage d'atelier situé en face l'entrée, composé d'un rez de chaussé sur terre plein et de deux étages, 2º Trois pièces d'un rez de chaussé d'un bâtiment à gauche, 3º Une petite cour couverte et close reliant ces deux bâtiments.
[...]
Monsieur VENTUJOL apporte à la Société ses connaissances techniques, ses relations et une somme de Dix Mille francs en espèces qu'il versera suivant les besoins de la Société. Les apports ne produiront aucuns intérêts.
Par conséquent, le capital social s'élève à 20.000 francs. Dans l'Indicateur Lahure de 1905, l'adresse de la société est désormais 91, rue Lafayette. Peu après, la publicité se retrouve sur les journaux français et étrangers.

El liberal, Séville, lundi 28 mars 1904, p. 3.
On trouve peu de traces de projections "Parnaland" à l'exception de quelques cas non loin de Luzarches ou Chaumontel, mais sa clientèle est orienté vers les exploitants forains qui publient rarement leur programme. En ce qui concerne la production de la société, la presse reste assez discrète, à l'exception de vues relatives à une compétition de billard :
Billard
La Compagnie Brunswick, toujours à l'affût d'innovations sensationnelles, vient d'obtenir un résultat qui fera la joie de bien des cafés-concerts, casinos, etc. Après beaucoup d'essais infructueux, elle a trouvé dans M. Parnaland, - un véritable maître dans la création de scènes cinématographiques, - un artiste qui a réussi à représenter deux joueurs de billard s'escrimant autour du tapis vert. On ne pouvait demander qu'aux deux champions du billard, à Maurice Vignaux, vainqueur de tous, et à Georges Sutton, qui le suit de si près, de figurer dans cette amusante soirée, d'entraînement.
L'illusion est parfaite, comme pourront s'en convaincre, dès la semaine prochaine, les milliers de passants qui contemplent chaque soir le Diorama des Variétés, en plein boulevard Montmartre.
Par le courrier de mardi 24 courant, des exemplaires de cette merveilleuse et unique bande cinématographique partent pour les États-Unis, la Belgique, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, où elles sont attendues avec impatience.
Journal des débats politiques et littéraires, Paris, 22 mai 1904, p. 4.
L'année 1905 est celle du procès qu'intente le docteur Doyen à Ambroise-François Parnaland, à la maison Pathé, etc. au sujet de l'exploitation illicite des films chirurgicaux. Dès 1900, la question de la commercialisation et de l'exploitation frauduleuse s'est posée (voir infra). Plusieurs incidents de cet ordre ont émaillé les années 1901 et 1902, dont l'affaire de la diffusion illégale de la Séparation des sœurs siamoises Doodica et Rodica marque le climax. Le procès s'ouvre, à la 3e chambre du Tribunal Civil de la Seine, au début du mois de janvier 1905. Le troisième attendu donne les clés du problème :
Attendu que le docteur Doyen faisait valoir que Parnaland, après avoir indûment conservé les films négatifs de ces opérations, en a vendu de nombreux positifs notamment à la Société des phonographes et cinématographes ; qu'à la suite de ces ventes, les copies des reproductions cinématographiques, qui sont sa propriété exclusive, ont été, par le fait de Parnaland et de la Société des cinématographes, publiquement exposées en tous pays, dans les salles de spectacles et même par des forains sur des places publiques avec son nom inscrit sur leurs affiches, a assigné devant le Tribunal de la Seine, en condamnation solidaire Parnaland comme auteur principal et la Société des cinématographes comme coauteur du dommage qu'ils lui auraient ainsi été causé.
Plaidoirie, 1905, p. 34.
Ledit procès dépasse, en réalité, la situation factuelle, car il va poser un certain nombre de questions relatives au cinématographe. En ce qui concerne strictement les faits, nous disposons de la plaidoirie, naturellement orientée et tendancieuse, de Maître Desjardin, avocat de Doyen. Il est conduit à remonter les événements jusqu'en 1898, au début des tournages des films chirurgicaux, à l'époque où Clément-Maurice et Parnaland tournent en double les interventions du docteur. Une fois la rupture consommée entre ce dernier et Doyen, le collaborateur va conserver les négatifs dont il va fait un usage commercial. Ce point donne lieu à plusieurs échanges sur les deux questions essentielles liées au cinématographe : le droit d'auteur et le droit à l'image. Le jugement va condamner Parnaland sur ces deux points :
Attendu qu'il est constant que les films négatifs dont s'agit ont été exécutés par Parnaland, d'après les instructions et avec l'assistance du docteur Doyen ; que c'est celui-ci qui a disposé d'abord son sujet, ses aides, ses instruments ; qu'il s'est assuré de la mise en plaque, c'est-à-dire si le point important de la scène à reproduire se trouvait bien dans le centre du verre dépoli ; qui a été en un mot le principal auteur des films, le rôle de Parnaland s'étant borné à celui d'un aide chargé des manipulations photographiques.
Plaidoirie, 1905, p. 34.
L'accusé va se défendre en évoquant un projet de contrat qui aurait existé entre lui et le docteur Doyen sur l'exploitation commerciale des films chirurgicaux, mais il n'a pu en fournir une copie. Le tribunal considère finalement qu'Ambroise-François Parnaland n'est qu'un simple " opérateur " - on dirait un caméraman - et que le véritable auteur - on dirait " metteur en scène " - est Eugène Doyen. À ce titre, Parnaland n'est pas autorisé à commercialiser des films qui ne sont pas de sa propriété. À cela s'ajoute l'exploitation de l'image du docteur Doyen sur lequel revient le jugement :
Attendu, à un autre point de vue, que la propriété imprescriptible que toute personne a sur son image, sur sa figure, sur son portrait, lui donne le droit d'interdire l'exhibition de ce portrait ; qu'elle est fondée, si l'exécution s'est produite contre sa volonté, dans des conditions de nature à lui porter préjudice, à demander des dommages-intérêts à celui qui a facilité, procuré les moyens de le faire.
Plaidoirie, 1905, p. 34.
Finalement Parnaland est condamné à une peine, moins lourde qu'attendue, de huit mille francs de dommage-intérêts (Plaidoirie, 1905 : 36). De son côté, la Société des phonographes et cinématographes (maison Pathé), responsable de la commercialisation des vues est également mise en cause dans le jugement du 10 février 1905 :
Le Tribunal condamne Parnaland et la Société générale des phonographes et des cinématographes, conjointement et solidairement entre eux à payer au docteur Doyen la somme de 8000 francs et dommages-intérêts pour les causes sus-énoncés.
Plaidoirie, 1905, p. 36.
Le jugement du tribunal met ainsi un terme à l'affaire de l'utilisation frauduleuse des vues des opérations du docteur Doyen.
En 1906, on peut signaler quelques projections où le nom de Parnaland est encore évoqué : Viarmes, Méry-sur-Oise... sans oublier les activités photographiques.
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| [Photographie d'une famille dans un jardin] Parnaland & Ventujol (c. 1904) |
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| "Parnaland & Ventujol" (étiquette) (c. 1904) | |
La collaboration entre Parnaland et Ventujol semble se terminer à la fin de l'année 1905, car dès le début de l'année suivante, ne figure plus que le nom de François-Amboise Parnaland.
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| L'Industriel forain, 16-23 décembre 1905, p. 6. | L'Industriel forain, 10-18 février 1906, p. 6. |
Dès 1906, Ambroise-François Parnaland est en contact avec l'industriel Charles Jourjon afin de fonder une nouvelle société cinématographique.
Et après... (1907-1913)
Une petite annonce, publiée le 8 avril 1907, suggère qu'Ambroise-François Parnaland s'apprête à agrandir ses locaux:
On désire ach. hangar double pente, tout fer et vitrage longr 20 à 25 mètres, largr 10 à 12 mètres.- Ecrire: Films-Parnaland, 16, bould. St-Denis.
Le Matin, Paris, 8 avril 1907, p. 5.
La caractéristique du hangar recherché pourrait laisser penser qu'il va servir de studio de prise de vue. Le 22 avril 1907, Ambroise-François Parnaland et Charles Jourjon fondent la Société Française des Films "L'Éclair".
MM. Parnaland et Jourjon ont établi les statuts d'une société anonyme dite Société Française des Films l'Éclair Anciens Établissements Parnaland, au capital de cent cinquante mille francs, divisé en quinze cents actions de cent francs chacune, dont mille à remettre contre espèces, et cinq cents à attribuer aux fondateurs en représentation de leurs apports en nature.
Ladite société ayant pour objet, notamment la fabrication et la vente de tous appareils cinématographiques, ainsi que de leurs accessoires, la fabrication et la vente des films pour cinématographes de toutes perforations, et l'exploitation de tous procédés et de tous breverts propres à M. Parnaland.Statuts de la Société Française des Films L'Éclair Anciens Établissements Parnaland, 22 avril 1907.
BOUSQUET, 1992: 11
La marque "L'Éclair" est déposée le 30 avril 1907.

Marque "L'Éclair" (30 avril 1907)
source: INRI (photographie et lithographie 1906-1910)
Dans une publicité de décembre 1907 publiée dans La Nature, la société a déjà changé de siège social. Faut-il y voir un signe de changements de la société ?
La Nature, Paris, 36e année, nº 1803, 14 décembre 1907 [pages d'annonces].
Toujours est-il qu'Ambroise-François Parnaland va se retirer de l'affaire :
Société Française des Films et Cinématographes l' Éclair (Anciens Établissements Parnaland)
M. Parnaland s'engageait en outre à être directeur technique de la société pendant 15 ans. Mais, comme le fait s'est déjà produit pour la Société Lux et la Société Th. Pathé, le directeur statutaire a dû au bout de quelques mois se retirer complètement. Nous croyons savoir même qu'un dédit lui fut payé.
[...]
G. Hauser. La France économique et financière, nº 23, 6 juin 1908.
BOUSQUET, 1992: 34.
Le siège social passe du 16 boulevard Saint-Denis au 27, rue Taitbout ce qui confirme le départ de Parnaland.
On ignore ce qu'il devient par la suite, et il décède en 1913.
Sources
BOUSQUET Henri et Laurent MANNONI (Dossier réuni par), "Éclair (1907-1918)", 1895, nº 12, octobre 1992. 192 p.
COISSAC Guillaume-Michel, Histoire du cinématographe, Paris, Editions du Cinéopse, /Gauthier-Villars, 1925, 604 p.
LEFEBVRE Thierry, “ La collection des films du Dr Doyen ”, 1895, nº 17, décembre 1994, AFRHC, p. 100-114.
MANNONI Laurent, "Naissance et vie de la société", 1895, nº 12, octobre 1992. p. 9-
MANNONI Laurent, " Ambroise-François Parnaland, Pioniere del cinema et co-fondatore della società Éclair ", Griffithiana, année 16, nº 47, Cineteca del Friuli, mai 1993, p. 10-31.
Plaidoirie de Me Desjardin, Jugement du tribunal, 10 février 1905, Paris, Typ. Ph. Renouard, 36 p. (consultable à la Bibliothèque Municipale de Lyon, cote 137406).
Société Française des films "L'Éclair" (Archives de Paris. D31U3 1157. Enregistrée le 8 juin 1907).









