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GRUPO DE REFLEXIÓN SOBRE EL MUNDO HISPÁNICO

INSTRUCTION SCOLAIRE DES ENFANTS DE LA VILLE DE PARIS

       
École de Filles.-Sortie en rang après la classe École de Garçons.-Exercices de gymnastique École Braille.-Jeunes Aveugles École Braille.-Jeunes Aveugles
       
École de Garçons.-Exercices de canne École de Garçons.-Exercices de gymnastique École de Garçons.-Exercices de boxe École de Filles.-Exercices de gymnastique
       
École de Filles.-Exercices de gymnastique École Braille.-Exercices des jeunes Aveugles École communale.-Sortie précipitée  

 

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Instruction scolaire des Enfants de la Ville de Paris

Cette collection prise sur le vif a été un des plus grands succès du Pavillon de la Ville de Paris à l'Exposition universelle de 1900, dans lequel était installée une batterie de nos appareils automatiques continus projetant ces scènes.

GAU 1901-07

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1 Gaumont C445-455  
2 n.c.  
 

LE CINÉMATOGRAPHE. — VUES ANIMÉES
La direction de l'enseignement a pensé qu'il convenait de ménager aux visiteurs, leur promenade une fois terminée, une distraction qui fût aussi un enseignement.
Elle a donc fait installer un cinématographe qui fonctionne trois fois par semaine, les mardi, jeudi et vendredi, de trois heures à cinq heures, et le dimanche dans l'après-midi. Le public s'y presse en foule et s'y attarde même, donnant ainsi raison à l'administration contre les sceptiques qui, à l'origine, alors que l'idée fut mise en avant, émettaient des doutes, formulaient des objections et déclaraient le projet irréalisable.
Le cinématographe est un complément ingénieux de notre exposition scolaire.
On y surprend, au vif de la réalité, certains aspects de la vie scolaire : c'est la sortie précipitée de l'école ; c'est la sortie ordinaire ; c'est aussi la leçon de gymnastique où l'on voit un de nos écoliers, après un saut malencontreux, tomber sur son séant de la façon la plus malséante ; puis la leçon d'atelier à l'école Braille, où circule, va, vient parmi ses pupilles qui sont tous ses enfants, souriant, attendri, M. Péphau, cet homme de bien, cet administrateur unique.
Le cinématographe attire les visiteurs, non seulement les enfants « grands et petits », clientèle toute naturelle, mais aussi les grandes personnes, mais encore les graves professionnels pour lesquels il y a, même là, matière à étude. L'installation n'a rien de compliqué. On défile devant des écrans, sur lesquels sont projetées les vues. Celles-ci se développent sur des pellicules sans fin.
Quant aux lanternes servant aux projections, elles sont éclairées par des lampes électriques à incandescence.
Le cinématographe évoque de bien tristes souvenirs. Mais que nos lecteurs se rassurent. Les précautions sont prises et bien prises. Il n'y a aucun danger d'incendie. A l'origine, le public manifesta quelque crainte. Depuis, la curiosité aidant, la confiance est venue. Les jours où le cinématographe fonctionne, il y a affluence. On attend son tour qui est parfois lent à venir.


Journal officiel de la République Française, 17 octobre 1900, p. 6820.

3 ≤14/04/1900-17/10/1900  
4 France, Paris  

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