Charles KLEIN

(Avignon, 1869-Marseille, 1904)

Jean-Claude SEGUIN  

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Henry Klein (Sarrebruck, [1808]-Lyon, 07/02/1858) épouse Marie, Salomé Stutzmann [ou Stuzman] (*Caisse-Castel, [1810]-Lyon, 22/02/1855)

  • Henri Klein (Sarreguemines, 08/03/1833-)
  • Frédéric, Joseph Klein (Niederwiller, 12/02/1839-≤ 1916) épouse (Lyon 5e, 29/09/1880) Marie, Elme Amenoza Trochu (Bezancourt, 10/04/1846-Lyon 5e, 31/05/1916). Descendance :
    • Frédéric, Michel Klein (Lyon 5e, 16/05/1865-≥ 1913) épouse (Lyon 5e, 29/06/1893) Marie, Françoise Vuitton (Saint-Germain-de-Joux, [1867]-≤ 1913). Descendance :
      • Élise, Augustine Klein (Villeurbanne, 17/03/1897-Lyon 5e, 26/06/1913)
      • Charles, Joseph Klein (Villeurbanne, 29/10/1898-Angers, 16/02/1965) épouse (Angers, 22/10/1921) Georgette, Anne Monnier
      • Marius, Édouard Klein (Villeurbanne, 11/08/1900-) épouse (Callas, 25/11/1950) Josephine Mirialdo (Callas, 01/10/1923-).
      • Alma Klein (Lyon, 1902-)
      • Auguste, Jospeh Klein (Lyon 5e, 11/07/1904-Millau, 04/06/1965)
      • Madeleine, Henriette Klein (Lyon 5e, 02/04/1907-Lyon 3e, 09/07/1948) épouse (Nice, 30/10/1928) Paul, César Fissore (La Turbie, 29/07/1898-)
    • Elise Klein (Lyon 5e, 17/09/1866-Bron, 01/11/1907) épouse (Lyon 5e, 28/12/1889) Henri Simon (Douai, 05/03/1865-). Descendance :
      • Charlotte, Alma Simon (Lyon 5e, 04/01/1892-Lyon 3e, 15/09/1965)
        • épouse (Lyon 5e, 10/08/1912) Joseph, Marie Filippi (Taglio Isolaccio, 28/11/1887-04/01/1952).
        • épouse (Lyon 7e, 21/02/1925) Marius Philibert Déronzier.
        • épouse (Lyon 7e, 20/09/1932) Pierre, Louis Désaye.
    • Charles, Jules, Michel, Alphonse Klein (Avignon, 13/01/1869-Marseille, 13/02/1904).

2

Dans les années 1860, Frédéric Klein et Marie Trochu s'installent à Lyon où ils ont leur deux premiers enfants, puis à Avignon où naît Charles Klein. Peu après, la famille se retrouve à Toulouse (recensement 1872) où le père est contremaître. Ils reviennent à Lyon, dans les années suivantes et le chef de famille exerce alors la profession de peintre sur verre. C'est d'ailleurs que le couple régularise sa situation en se mariant. Leur fils Charles Klein suit des études à l’École des Beaux-Arts de Lyon (1884-1886). Il accomplit ses obligations militaires de 1890 à 1893. Il part pour le compte de la maison Lumière en Russie et réside à Riga (Kalh strash 11, Schmiden strash, puis pension de Mad Ihorien), à partir du 10 juin 1896. Il fait équipe avec [Perruissaud]Puis, en août, les deux hommes partent pour Saint-Pétersbourg :

Le 14-2 août arrivent Klein et [Perruissaud] de Riga, ils débarquent au local.


CHAPUIS, 1896-1897 

Ils relèvent Marius Chapuis et Paul Decorps qui partent pour Odessails s'installent à Saint-Pétersbourg, 46 Perspective Nevsky, où se trouve le cinématographe Lumière. En réalité la ville est un point stratégique pour les opérateurs Lumière qui en font leur base pour parcourir la Russie Charles Klein y réside officiellement à partir du 15 septembre 1896. Il en repart, effectivement, en décembre afin d'organiser des séances à Kitchinev, en Moldavie, mais il connaît certains contretemps : 

Nous devrions quitter Odessa le 25-13 décembre, vendredi soir, pour se rendre à Kiev. Mais Arthur était parti deux jours à Kitchinev. Edmond y avait organisé une séance à la salle de la noblesse, que devaient faire Perrussen et Klein. Mais ceux-ci n'arrivaient et ne télégraphiaient. J'ai donc été obligé de partir seul le matin à 9 h, tourmenté par Edmond qui avait peur que je manque le train en emballant mes affaires. J'arrive le soir à 4 h à Kitchinev et je fais ma séance à 8 h. [Perruissaud] et Klein arrivent le même soir à minuit. Je vais les voir à l'hôtel impérial, moi j'étais à l'hôtel de Londres.


CHAPUIS, 1896-1897

Finalement, après ce bref déplacement en Moldavie, Charles Klein va être conduit à parcourir l'Ukraine où il va croiser à nouveau Marius Chapuis et Paul Decorps qu'il retrouve à Kiev, précisément :

J'arrive à Kiev le lendemain dimanche 27-15 décembre à 11h35 du matin. 21h30 de voyage. Decorps m'attendait avec impatience, nous devions travailler en matinée et à midi, il était bien temps que j'arrive. Nous avions déjà manqué la séance de la veille et nous sommes descendus hôtel de France qui est très cher. [Perruissaud] et Klein y sont venus après avoir été de Kitchinev à Kharkoff.


CHAPUIS, 1896-1897

Dans son carnet, Marius Chapuis montre à quel point l'improvisation est un élément assez constant dans les voyages effectués. Il y a toujours un incident, un problème, mais les opérateurs sont surtout " interchangeables " et si l'un fait défaut, l'autre peut le remplacer. C'est ce qui se produit, lorsque dans les premiers jours de janvier  :

Je suis resté avec Klein et nous nous sommes ennuyés pendant les fêtes de Noël et du jour de l'An pendant lesquelles tous les magasins sont fermés. Nous avons trouvé des Neuville qui chantaient à Arcadia. Nous travaillons toujours au théâtre Solostzof, deux ou trois fois dans des clubs.
À leur retour d'Odessa, Decorps et [Perruissaud] devaient partir à Kharkoff mais [Perruissaud] a manqué le train et c'est Klein qui est parti.


CHAPUIS, 1896-1897

C'est un nouvel imprévu qui conduit Charles Klein à revenir à Kharkov où le rejoint [Perruissaud]. Son séjour se prolonge pendant plusieurs semaines jusqu'à la fin du mois de mars. Charles Klein et [Perruissaud], dans les premiers jours de mai 1897, prennent alors la décision de cesser de travailler pour Arthur [Grünewald] et de se mettre à leur compte. On peut imaginer que la vente, et surtout l'ouverture à l'exploitation du cinématographe, dès le 1er mai 1897 en est la raison première :

Jusqu'au 23 avril/5 mai nous sommes restés les trois sans nous ennuyer. Mais voilà que [Perruissaud] et Klein font leur blague, ne veulent plus travailler, alors Decorps est obligé de partir à Ekaterinoslav puis à Poltava.


CHAPUIS, 1896-1897

Désormais, le nom des deux opérateurs disparaît logiquement du carnet de Marius Chapuis et ce n'est que par le hasard d'une rencontre imprévue que l'on entend à nouveau parler d'eux :

Le 5/17 juillet à midi nous arrivons à Kazan. Là il y avait déjà un autre appareil qui y travaillait. C'était [Perruissaud] et Klein. Nous faisons bon ménage ensemble. Nous ne pouvions pas partir d'ici, ne sachant pas où aller, nous attendions les ordres d'Arthur. Nous attendions impatiemment même. Le dimanche en allant souper après le théâtre avec les types, Decorps m'appelle dans la rue. Il venait d'arriver avec Arthur et ils nous cherchaient (réception d'Arthur me voyant avec ses ennemis). Decorps et moi passons la nuit avec nos copains, car nous devions partir le lendemain sans savoir où. Le lundi 7/19 juillet je devais partir avec [Ka
mareku] par le bateau de midi, mais les bagages arrivent en retard et j'attends le soir pour m'embarquer à 6 heures 1/2 avec Arthur et Decorps sur un parakhode de 2e classe.


CHAPUIS, 1896-1897.

Nous ignorons tout de la fin du voyage de Charle Klein en Russie, même si son nom resurgit dans le Carnet de Marius Chapuis, il s'agit, semble-t-il, de quelqu'un d'autre avec lequel ce dernier va passer du bon temps. Nous perdons sa trace pendant plusieurs années jusqu'au début de l'année 1900 où il s'installe à Marseille, le 6 février. Il décède le 13 février 1904. 

Sources

CHAPUIS Marius, Souvenir de voyages en Russie commencés le 24 mai 1896 terminés le octobre 1897 (manuscrit).

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10/06/1896-<14/08/1896 Russie Riga   Cinématographe Lumière
14->14/08/1896 Russie Saint-Pétersbourg 46, Perspective Newsky Cinématographe Lumière
25->25/12/1896 Russie Kitchinev  Hôtel Impérial Cinématographe Lumière 
> 27/12/1896 Russie Kiev Théâtre Solostzof Cinématographe Lumière
> 27/12/1896 Russie Kharkov   Cinématographe Lumière
> 27/12/1896 Russie Kiev   Cinématographe Lumière 
 <23->28/03/1897 Russie Kharkov Théâtre Cinématographe Lumière 
<17>/07/1897 Russie Kazan   Cinématographe Lumière

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