André HEUZÉ

 (Paris, 1880-[1942])

heuze

  

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Andrien, Louis Heuzé et Léone, Louise, Augustine Malnou. Descendance :

  • André, Léon, Louis Heuzé (Saint-Arnould, 04/12/1880) épouse (Paris 10e, 26/09/1939) Marie Marthe Lebrun.

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Employé de commerce, André Heuzé est déjà auteur dramatique en 1900 comme cela figure sur son matricule militaire.

Il travaille chez Pathé :

Ce matin-là, l'André Heuzé qui se présenta devant moi était mis avec une recherche  inhabituelle : jaquette et pantalon de bonne coupe, chaussures fines, chapeau haut-de-forme, gants, etc. enfin, tout ce qu'il fallait pour transformer en émule du Prince de Sagan mon camarade Heuzé.
- Comme te voilà mis, lui dis-je, as-tu fait un héritage?
- Non, me dit-il, mais je viens d'entrer pour faire du cinéma à la maison Pathé, où je touche des appointements mirifiques de cinq cents francs par mois. Il ne tient qu'à toi d'en faire autant. Si tu veux, je vais te présenter à mon ami Dupuis, Directeur artistique de la Maison.
J'étais ébloui et j'acceptai, naturellement, la proposition de mon excellent camarade. D'un pied léger, nous partîmes chez Pathé, où Monsieur Dupuis nous promit de faire très prochainement appel à mes services.
Quelques jours passèrent, et je reçus de lui la lettre attendue me convoquant à son bureau. Mais, quand j'y arrivai : patatras... une révolution intérieure avait eu lieu (vous connaissez cela dans le cinéma) et Monsieur Dupuis n'était plus Directeur artistique chez Pathé. J'étais navré.
Heuzé me consola : - Écoute, me dit-il, je vais tâcher de me mettre en rapport avec le nouveau Directeur artistique et lorsque j'aurai réussi à être avec lui en aussi bons termes qu'avec son prédécesseur, je lui parlerai de toi et je te ferai un signe. Quelques jours à patienter seulement...
Puis, se ravisant, Heuzé me dit :
_ Mais, au fait, pourquoi n'irais-tu pas là-haut à Belleville, où vient de se fonder une toute petite boîte, qui s'appelait Maison Gaumont. Les Établissements Gaumont étaient à l'aurore de leur prospérité, une aurore qui est devenue un jour resplendissante de lumière..."


Gaston Phélip, "Nos réalisateurs. Louis Feuillade", Le Courrier cinématographique, 16 août 1924.

En 1916, il est directeur du journal Le Film.

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