VISITE DE NICOLAS II EN FRANCE

Revue navale à Dunkerque

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Revue navale à Dunkerque


Naval review at Dunkerque

PAT 1903-04

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1 Pathé 540  
2 Ferdinand Zecca  
 
Arrivée du Tsar en France
Je vous ai parlé de l’arrivée du Tsar en France, en mer du Nord et débarquement à Dunkerque.
Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, Fonds M. Bessy, "Ferdinand Zecca"
3 18/09/1901 35 m/120 ft
 
Le cinématographe, à bord de notre transatlantique.
En attendant que soient définitivement réglées les difficultés d'ordre pratique et d'ordre administratif, que soulève une installation aussi délicate et aussi nouvelle que celle de la télégraphie sans fil, nous pouvons annoncer une chose certaine, c'est la mise à bord de la Gascogne d'un cinématographe et d'un phonographe.
Le cinématographe prendra sur ses bandes les divers incidents des solennités maritimes du 18 septembre. Et quant au phonographe, il recueillera - car l'appareil dont nous nous servirons est très perfectionné - les hymnes nationaux, les salves des canons, les hourras des matelots et jusqu'au bruit des vagues.
De telle sorte qu'en combinant ces deux appareils si amusants et si curieux, on pourra parvenir à donner l'illusion des choses vécues.
C'est ce que nous comptons faire au profit de nos amis qui n'iront pas à Dunkerque.
Quelques jours après la revue navale, nous les convierons dans la grande salle de notre hôtel. Les bandes du cinématographe leur feront voir - c'est bien le mot - les fêtes auxquelles ils n'auront pas assisté, tandis que l'ingénieux appareil enregistreur des sons répétera pour eux les mille bruits variés qui auront frappé l'oreille de nos invités de la Gascogne.
Dans la cinématographie de la revue navale, nos passagers se reconnaîtront dans les personnages du premier plan. Et ceci encore sera de l'inédit pour beaucoup d'entre eux, sinon pour tous. On n'est pas cinématographié tous les jours...
Nous avons confié le soin de ces reproductions cinématographiques et phonographiques à une maison qui a fait ses preuves, aux Établissements Pathé. Nul doute que nos amis n'apprécient les scènes "avec accompagnement " dont nous nous promettons de leur donner le spectacle.
LE FIGARO.
Le Figaro, Paris, 6 septembre 1901, p. 1.
4 France, Dunkerque  

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23/09/1905 FranceParis Foyer du Figaro Les Fêtes franco-russes 
 

Les Fêtes franco-russes au "Figaro"
C'est, encore une fois, à la cinématographie que ce miracle est dû.
Tout le monde, disait un adage ancien, ne peut pas aller à Corinthe. De même sont nombreux ceux qui ne purent aller à Dunkerque, ni à Reims, ni à Bétheny !
Et comme, parmi ceux-là aussi, le Figaro compte beaucoup d'amis, nous avions eu l'idée de faire réaliser pour eux, aux moyen du cinématographe, quelques "instantanés" de ces superbes spectacles.
La représentation leur en a été donnée, hier soir, au foyer du Figaro.
Toutes les vues présentées ont été prises par les établissements Pathé  frères, et ce fut là un véritable tour de force, si l'on ne rappelle les conditions particulièrement défavorables dans lesquelles fut exécuté ce travail : mer mauvaise à Dunkerque, jour gris et temps pluvieux un peu partout. La perfection des pelliculas et de l'outillage emplyé, l'habilité des procédés d'exécution ont permis de venir à bout de ces difficultés : le cinématographe Pathá a vraiment réalisé pour nous, pendant une demi-heure, la vision même des spectacles d'hier :
D'abord, la revue navale de Dunkerque, la vue de la foule entassé au long des quais ; puis la visite à Reims ; l'arrivée du cortège impérial au seuil de la cathédrale ; puis, à Bétheny, les mouvements de troupes, les galops des escortes, le défilé, sur le front de la tribune où s'entasse et s'agite un public enthousiaste, des voitures officielles, en tête desquelles apparaissent, très reconnaissables, les silhouettes vivantes de nos hôtes impériaux ; et enfin, la charge finale - aperçue au fond du tableau dans la réalité saisissante de son mouvement !
On a dit avec raison que, grâce aux progrès de la science moderne, il n'y avait plus de distance. On devrait ajouter qu'à présent, grâce aux cinématographe, il n'y a plus d'absence.
Tous les Parisiens, dans quelques semaines, pourront dire qu'ils ont vu Dunkerque et qu'ils étaient à Bétheny. Fabien.


Le Figaro, Paris, 24 septembre de 1901, p. 2. 

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