BIARRITZ

Jean-Claude SEGUIN
Jon LETAMENDI

Biarritz, commune du département des Basses-Pyrénées (auj. Pyrénées Atlantiques) (France), compte 8.500 habitants (1894).

1896

À cette époque-là Biarritz est un balnéaire très fréquenté et dont les activités touristiques vont du mois d’avril au mois d’octobre, six mois environ pendant lesquels la meilleure société européenne se retrouve dans cette zone. La ville a alors environ 12 000 habitants, mais la population augmente sensiblement à la belle saison. Son succès, Biarritz le doit principalement à la princesse Eugénie de Montijo qui pendant le Second Empire en a fait une ville touristique, ce qu’elle est encore à la fin du siècle passé. La haute société fréquente habituellement le balnéaire, et en été les Espagnols et les Français du sud sont les plus nombreux, alors qu’en hiver ce sont les Anglais qui s’installent. Le mois le plus fréquenté est habituellement septembre. Biarritz est également le lieu de rencontre, cet été-là, de plusieurs appareils cinématographiques.

L'annonce du phototachygraphe (Biarritz, juillet 1896)

Au mois de juillet, on annonce à Biarritz l’arrivée d’un appareil de vues animées, pour le mois d’août, le cinématographe Sanson. Il s'agit en fait du phototachygraphe breveté par Raoul Grimoin-Sanson :

Cinématographe. Sous ce nom encore peu connu, on désigne une des applications les plus curieuses de la photographie, qui permet de reconstituer dans les moindres détails et avec toutes les apparences de la réalité soit un drame, soit les mouvements successifs d'une foule ou d'un individu. Nous apprenons avec plaisir que le Cinématographe Sanson qui vient d'obtenir tant de succès à Rouen et à Madrid, sera installé dès le mois d'août à Biarritz. Ce sera inconstestablement la grande attraction de la saison.


Le Progrès de Biarritz, Biarritz, 19 juillet 1896, p. 2.

S'il est tout à fait juste que l'appareil a été présenté à Rouen, tel n'est pas le cas pour Madrid où le phototachygraphe n'a jamais été exploité, en tout cas, sous ce nom-là. D'ailleurs la presse locale parle également d'autres présentations non attestées :

Le PHOTOCHYGRAPHE [sic] SANSON, qui a obtenu tant de succès à Paris, à l’Exposition de Bordeaux et à Madrid, en ce moment, sera à Biarritz, pendant la saison d’été.


Le Petit Courrier de Biarritz, Biarritz, 19 juillet 1896, p. 2.

Ces annonces précoces ne sont pourtant pas suivies de projections biarrotes, mais elles suggèrent pourtant que le projet d'organiser des projections animées a dû exister.

Le cinématographe Lumière (Biarritz, août/octobre 1896)

Si nous laissons de côté l’annonce de l’arrivée — frustrée probablement — du Phototachygraphe de Raoul Grimoin-Sanson, le premier appareil que les habitants de Biarritz peuvent découvrir ainsi que toute l’aristocratie présente sur le balnéaire cet été-là de 1896, c'est le cinématographe des frères Lumière. Contrairement à l’annonce très précoce du Phototachygraphe, la presse n’évoque la présentation du cinématographe que deux jours avant les premières projections. Dans un article assez détaillé du Courrier de Bayonne, le journaliste explique les conditions dans lesquelles vont avoir lieu les projections et surtout la salle où vont avoir lieu les présentations des films Lumière :

Samedi prochain 1er août, à 8 heures du soir, le cinématographe de MM. Auguste et Louis Lumière, installé pour la saison avenue du Palais, Photographie Maurice et Grande Plage, en face le kiosque, à Biarritz donnera ses premières séances.
Il nous a été donné de visiter l'installation que le représentant de la maison Lumière a dû faire en vue d'une telle entreprise : salle spacieuse, élégamment décorée, éclairée par l'électricité toute spéciale que nécessite le cinématographe ; places très confortables.
Le public, nous en sommes persuadés, trouvera une réelle attraction dans ces séances.
Après un entretien aqvec le représentant, nous pouvons assurer à nos lecteurs que le cinématographe de Biarritz offrira les plus belles projections de la collection Lumière : le rocher de la Vierge, une entrée du navire à la Barre, une course de taureaux et diverses autres scènes locales viendront augmenter le nombre des tableaux qui ont émerveillé les grandes capitales. Enfin, dans une soirée de gala, les projections des fêtes du couronnement du Czar à Moscou et du bal du Président de la République à l'Élysée seront  offertes au public.
Nous souhaitons à l'administration le succès que mérient ses louables efforts.


 Le Courrier de Bayonne, Bayonne, 30 juillet 1896.

En réalité, s'il y a deux adresses, il n'y a qu'un seul local " dont l’entrée principale se trouve derrière le grand Casino " (Supplément du Petit courrier de Biarritz, dimanche 23 août 1896). Ce qui complique quelque peu l'affaire, c'est que d'importants travaux rendent l'accès difficile. L'absence d'informations complémentaires ne nous pemet pas de connaître les relations entre Maurice Cormier, propriétaire du salon photographique et Emile Daubas - distributeur des plaques et papiers photographiques Lumière - qui semble faire office de représentant des Lumière. La réception est plutôt bonne et la presse multiplie les articles à caractère scientifique. Parfois, le journaliste rapporte, amusée, certaines réactions d'un certain public :  

[…] Pour donner une idée de la perfection de ces projections merveilleuses, qu’il nous suffise de dire qu’un chien d’un des visiteurs s’est précipité en aboyant du côté de l’écran en apercevant la charge des cuirassiers.


 L’Avenir, Bayonne, Mardi 18 août 1896.

Au mois d'août 1896, le catalogue Lumière est encore assez peu fourni et, même si le représentant annonce qu'il dispose de 80 vues, il n'est pas toujours aisé de renouveler les programmations. L'article sus-cité du Courrier de Bayonne offre quelques titres à caractère local dont le célèbre Rochers de la Vierge qu'Alexandre Promio a tourné, à son retour d'Espagne, en juin. Il est possible d'ailleurs que l'important cinématographiste ait tourné d'autres vues comme celle évoquée par le journaliste : Une entrée du navire à la barre. Il est en revanche plus douteux qu'Alexandre Promio ait pu tourner l'Arrivée de la cour d'Espagne à St-Sébastien (La Gazette illustrée de Biarritz, Bayonne, vendredi 31 juillet 1896) à une époque où la famille royale n'a pas encore rejoint le balnéaire. La presse décline à l'occasion des éléments du programme :

On sort absolument émerveillé de l’établissement de M. Daubas: vous êtes transporté en quelques instants au défilé des Champs-Élysées, à une baignade, avec toutes les évolutions des plongeurs qui disparaissent puis reparaissent, devant une cascade dont vous êtes surpris de ne pas entendre le murmure, dans une salle de bal, à l’arrivée d’un train, qu’on voit d’abord poindre à l’horizon, puis s’avancer ; les employés de la Compagnie accourent, ouvrent les portières et les voyageurs descendent des wagons, etc., etc.


L’Avenir, Bayonne, mardi 18 août 1896.

La programmation du cinématographe Lumière est marquée par les deux événements importants de l'année 1896 : le couronnement du tsar en Russie et le voyage en France de celui-ci en octobre. Une ville comme Biarritz, tellement habituée à accueillir les têtes couronnées de toute l'Europe, ne peut que s'enthousiasmer pour les vues d'actualité qui en rendent compte. Dès les premiers jours d'août, les biarrots peuvent ainsi voir  Couronnement du Czar ,  Carrosse de la Czarine et de la Grande Duchesse, Le Czar rentrant au KremlinChefs asiatiques (ou Députation asiatique), Dames d’honneur se rendant au sacre, Czar et Czarine, Ambassade Française, Cloches du KremlinMM. de Montebello et de Boisdeffre se rendant au Kremlin, Dignitaires. En octobre, c'est au tour du voyage de Nicolas II en France d'occuper l'écran :

Nous avons parlé maintes fois du Cinématographe-Lumière et nos lecteurs ont tenu à se rendre compte par eux-mêmes de l’effet que produisait cet ingénieux et scientifique appareil, qui a porté la photographie à son apogée ; grâce à lui, on est parvenu à donner le mouvement, par conséquent la vie, à une image.
Le Cinématographe-Lumière, le premier découvert, est le seul qui ait fait l’admiration de toutes les nations et qui occupe le monde entier, depuis l’Australie jusqu’aux Etats-Unis.
Depuis deux mois qu’il est venu s’implanter à Biarritz, en y apportant une distraction toute nouvelle, son succès a toujours été croissant.
C’est donc avec regret qu’on apprendra que la date de fermeture est fixée à la fin de ce mois. Pour remercier les habitants de Biarritz et ses visiteurs, la direction du Cinématographe a organisé pour les mardis, jeudis et samedis, de 2 h. à 7 h. de grandes représentations de gala avec le couronnement du czar et son arrivée en France.
Voici le programma de ce spectacle :

PREMIÈRE PARTIE. - 1. Le Czar rentrant au Kremlin ; - 2. Chefs Asiatiques ; - 3. MM. de Montebello et de Boisdeffre se rendant au Kremlin ; - 4. Ambassade Française ; - 5. Députation asiatique ; - 6. Dignitaires ; 7. Cloche du Kremlin ; 8. Carrosses de la Czarine et de la grande-duchesse Xénie, - 9. Dames d’honneur se rendant au sacre ; - 10. Czar et Czarine.
DEUXIÈME PARTIE. - 1. Dans la Rue (Chasseurs à cheval et Spahis) ; - 2. Le Czar, la Czarine et M. Félix Faure ; - 3. Le Cortège ; - 4. Arrivée du Czar et de Félix Faure, place de la Concorde ; 5. Défilé de l’Infanterie ; - 6. Les Turcos ; - 7. Arrivée d’un Train ; 8. Voyageurs et Voleurs ; - 9. Le Serpent ; - 10. L’Ecriture à l’envers.
Tous les jours, de 2 h. à 7 h. et de 8 h. à 10 h., représentation ordinaire. - Dimanche 18 octobre, de 2 h. à 7 h., exceptionnellement, représentation de gala. 


Le Courrier de Bayonne, Bayonne, dimanche 18 y Lundi 19 octobre 1896.

Le succès est, on s'en doute, au rendez-vous, et la petite salle où sont organisées les séances ne suffit pas à accueillir les spectateurs enthousiastes. Cette séance met un terme de façon splendide aux séances du cinématogaphe Lumière à Biarritz et son succès peut être comparé à celui qu’a connu la séance de gala du mois d’août. Ce que laisse supposer au moins le journaliste du Petit Courrier de Biarritz :

Le Cinématographe bénéficiait de cette affluence de promeneurs qui s’étaient emparés de la partie de la jetée limitée par les ravages de la dernière tempête. Les représentations se succédaient avec le flot renouvelé des curieux. Le spectacle méritait cet empressement. On avait à la fois un aperçu animé des fêtes du couronnement du tzar et de la tzarine à Moscou et de la réception des souverains russes par Paris. C’était une compensation insuffisante, il est vrai, mais économique en tout cas, pour ceux qui n’ont pu assister à la sortie de la gare du Ranelag ; pas une tête qui ne fût découverte ; le défilé du cortège comprenait dans l’avenue de l’Arc de Triomphe, avec l’encadrement des chefs arabes, des spahis, des chasseurs sur leurs chevaux alertes et fringants, le passage des turcos et des régiments de ligne. L’imagination aidant, on partage cette fièvre qui a secoué Paris pendant le séjour de nos hôtes impériaux, et dans l’assistance il s’est trouvé des gens heureux d’avoir recueilli le gracieux sourire que la charmante tzarine dirigeait de leur côté…


Le Petit Courrier de Biarritz, Biarritz, dimanche 1er novembre 1896.

Il ne reste plus que quelques jours au Cinématographe Lumière pour présenter de nouveau quelques vues connues. Coïncidant avec la fin de la saison, Emile Daubas et la photographie Maurice mettent un terme aux projections. C’est ainsi que prend fin la première saison du Cinématographe Lumière à Biarritz. 

Répertoire (autres titres) : les Petits baigneurs, les Cygnes, Une démolition, l’Arrivée du train (Biarritz-Thermal, Biarritz, 2 août 1896), La Charge des cuirassiers (L'Avenir, Bayonne, 18 août 1896)  Baignade de Milan, Concours de bébés. (Le Courrier de Bayonne, Bayonne, Mardi 25 août 1896), Voyageurs et Voleurs, Le Serpent, L'Ecriture à l'envers.(Le Courrier de Bayonne,  Bayonne, 18 et 19 octobre 1896). 

Le cinématographe du Café Anglais (Biarritz, août/septembre 1896)

C'est au début du mois d'août qu'un nouvel appareil va à son tour organiser des projections. Le responsable n'est autre que Gaston Ouvrard, un solide photographe, installé depuis quelques année à Biarritz. Les séances s'organisent au Café Anglais, l’un des plus prestigieux de la ville avec le Café de Paris — son voisin immédiat —, le Cosmopolitain, le Café de l’Europe ou le Terminus, donne sur la place Bellevue, très près du casino. La Gazette illustrée de Biarritz glisse cet entrefilet dans ses pages :

Projections lumineuse.- Les boulevardiers parisiens familiarisés avec les projections qui, tous les soirs, s’arrêtent en face du Théâtre des Variétés, retrouveront à Biarritz et artistiquement présenté, ce mode d’amusement et de publicité. Tous les soirs en effet, il y a foule, devant le café Anglais, pour voir se succéder les projections photographiques organisées par le photographe Ouvrard.


La Gazette illustrée de Biarritz, Biarritz, 4 août 1896.

biarritz cafe anglais

LI.,  Biarritz.-Le Café anglais et Place Bellevue (début XXe siècle)

Pourtant la presse va rester très discrète sur cet appareil dont on ignore tout et sur les films projetés qui semblent pourtant avoir été bien reçus par le public, malgré quelques difficultés techniques :

Cinématographe. - Le Cinématographe public qui fonctionne, tous les soirs, au Café Anglais, a un succès de plus en plus marqué auprès du public.
On s’amuse beaucoup aux diverses scènes représentées.
Il n’y a à regretter qu’une chose, c’est que l’obscurité ne pouvant être obtenue assez complète, comme dans un appartement, le jeu des lumières contrarie légèrement l’effet produit et exagère l’effet de la trépidation.
Néanmoins les curieux effets de la nouvelle invention sont vivement admirés.


La Gazette de Bayonne, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz, Biarritz, 18 septembre 1896.

Il s'agit de la seconde information concernant ce cinématographe... qui disparaît peu après sans laisser de traces.

Le Technitographe (Biarritz, octobre 1896)

Il existe, à Biarritz, une claire rivalité entre le Casino Bellevue et le Casino municipal. Le premier attire la meilleure société qui y va voir le théâtre à la mode, alors que le Casino municipal ressemble à une opération non aboutie de la mairie, incapable d'inaugurer le bâtiment pour la saison estival de 1896. Dans des installations encore provisoires, il parvient pourtant à organiser quelques concerts avec des figures célèbres comme celle du pianiste Llorca. À partir des premiers jours d’octobre, les activités se diversifient et le directeur engage une série d’artistes parisiens comme Mlle de Miramar, une danseuse, les comiques Chavat-Girier ou le célèbre imitateur Vaunel. Parmi les nouvelles attractions présentées, nous trouvons un nouveau cinématographe baptisé le " technitographe " :

Hier soir, il y avait foule au nouveau Casino municipal de Biarritz. Le spectacle-concert annoncé justifiait cette affluence, car les meilleurs artistes des cafés-concerts parisiens devaient y défiler : MM. Vaunel, Chavat et Girier, Mmes de Miramar, Holda, Ketly, Lecomte et Stefani. Le pianiste Llorca est aujourd’hui en légitime et grande estime et attire à toutes ses auditions un plus nombreux public. Samedi, il donne son troisième concert. Dimanche, Mme de Miramar offrira sa séance d’adieux.
Comme attraction nouvelle, le nouveau Casino municipal donne dès maintenant des projections de technitographie ou photographie animée, et notamment une danse de pierrettes, en couleurs, puis une série de tableaux.
Le dernier bal d’enfants aura lieu samedi après-midi.
Dimanche, matinée-concert à 3 heures, avec les artistes engagés. Les prix des places sont réduits à 3 fr. pour les premières et 2 fr. pour les secondes, et pour les abonnés à 2 fr. et 1 fr.


Le Courrier de Bayonne, Bayonne, vendredi 2 octobre 1896.

Il n'existe pas de brevet ou de marque déposé au nom d'un "technitographe" en 1896, mais l'appareil qui porte ce nom va tourner sur plusieurs villes du sud-ouest (Pau, Oloron Sainte-Marie, Agen). Or la presse paloise dans un long article consacré au technitographe précise que " le Cinématographe de M. Lumière et le Technitographe (appareil Méliès et Rolos) sont actuellement les derniers perfectionnement de l’application de la photographie animée. " Cette information et d'ailleurs confirmée par le répertoire de films présentés dans la capitale du Béarn qui proviennent manifestement du catalogue de Georges Méliès qui, par ailleurs, exploite son appareil, au théâtre Robert-Oudin, sous le nom de " kinétographe ". À cela, il faut ajouter que, parmi les films présentés à Pau, figure Bains de mer sur la grande plage de Biarritz (Baignade en mer dans le catalogue Méliès) ce qui indique qu'un opérateur a filmé des vues à Biarritz. Faut-il penser que le propre Georges Méliès est derrière ce tournage et, peut-être également, derrière le technitographe ? Toujours est-il que les séances du technitographe, noyées au milieu des autres attractions ou numéros mis en place par le Casino Municipal, ne parviennent pas à émerger et la presse reste particulièrement silencieux jusqu'à la fermeture du casino et la fin des séances de technitographe :

Au Casino Municipal
Dimanche, le Casino Municipal de Biarritz a fermé ses portes avec une soirée qui a été, en dépit du mauvais temps, un gros succès et de bon aloi.
La salle des fêtes, le grand hall, étaient presque pleins d’une foule élégante qui n’a eu que des louanges pour tout et pour tous.
On a, plus que jamais peut-être, à la veille de la démolition, remarqué le confortable, le luxe et le bon goût qui ont présidé à l’aménagement de l’édifice provisoire de la grande plage.
Si cet édifice, en effet, constituait extérieurement une masse assez disgracieuse, comme toute construction provisoire en bois, l’intérieur, par contre, réservait d’agréables surprises aux visiteurs, avec ses salles spacieuses, élégamment tapissées et décorées avec goût.
Mais, pour revenir à la soirée de dimanche, disons qu’elle a été de tous points excellente.
Il n’est aucun artiste de la troupe de concert qui n’ai obtenu les suffrages et les acclamations du public : Mlle Berti, Mme Bourdon-Sivaldi, les duettistes M. et Mme Davantès ont été tout à tour applaudis et rappelés ; le Technitographe a eu une large part du succès ; mais les spectateurs ont fait fête, surtout, à deux artistes di primo cartelleo, Mlle de Miramar, si gracieuse et si belle dans ses fantaisies espagnoles et Mlle Paty-Buin dont la voix a des sonorités exquises, soulignées par la malice et le charme de la diction.
L’orchestre, en l’absence de M. Alder, était dirigé par M. Teyssandier, de Dax, un jeune maëstro [sic] qui joint à ses qualités de musicien, d’autres qualités précieuses, pour tout chef d’orchestre, le tact et l’autorité.
LORD KESTRE.


La Gazette illustrée de Biarritz, Biarritz, du 22 au 29 octobre 1896.

Le Technitographe suit son chemin vers Pau, capitale du Béarn, où il va connaître un succès significatif. 

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